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30 SECONDES SUR TOKIO
Vo. 30 Seconds over Tokyo





Année : 1944
Pays : USA
Genre : guerre
Durée : 2h18
Noir et blanc

Réalisateur : Mervyn LE ROY
Scénario : Robert CONSIDINE, Ted W. LAWSON

Acteurs principaux :
Van JOHNSON (Lieutenant Ted Lawson), Robert WALKER  (Copilote. David Thatcher), Tim MURDOCK  (Lieutenant Dean Davenport), Scott MCKAY  (Capitaine. Davey Jones), Herbert GUNN (Bob Clever), Don DeFORE  (Lt. Charles McClure), Robert MITCHUM  (Lieutenant Bob Gray), John R. REILLY (Lieutenant Jacob 'Shorty' Manch), Stephen McNALLY (Lieutenant Thomas 'Doc' White), Spencer TRACY (Genéral James Doolittle), Phyllis THAXTER (Ellen Lawson)

Photographie : Harold ROSSON, Robert SURTEES
Musique : Herbert STOTHART
Producteur : Sam ZIMBALIST
Compagnie productrice : MGM

 

Avions :
-North American B-25D Mitchell s/n 41-29754
-North American B-25D-20 Mitchell s/n 41-30694
-North American B-25D-20 Mitchell s/n 41-30475
-North American B-25D-1 Mitchell s/n 41-29911
-North American B-25D-5 Mitchell s/n 41-30127
-North American B-25D-5 Mitchell  s/n 41-30137
-Douglas C-47A s/n 42-93577, c/n 13504


Notre avis :

Peu de films d’Hollywood, tournés pendant la guerre, ressemblèrent autant à un documentaire que le film de la MGM, «Trente secondes sur Tokyo». Basé sur le best seller du lieutenant Ted W. Lawson, paru dans le magazine Collier, en mai 1943, le film est un compte rendu précis de la préparation, de l’exécution, et des suites du premier bombardement du territoire japonais, le 16 avril 1942, par les B-25 de l’USAAC.


L’histoire commence en février 1942, quand le lieutenant Lawson et son équipage rejoignent vingt trois autres équipages de B-25 à Eglin Field en Floride, pour préparer le raid. Pendant trois semaines, les hommes se concentrent sur le vol à basse altitude et les décollages courts. Chargé de leur entraînement, le lieutenant colonel Jimmy Doolittle leur indique que la mission doit rester ultra secrète et que leur objectif ne leur sera communiqué qu’au tout dernier moment. D’Eglin Field, les pilotes se rendent à Alameda, en Californie, où leurs appareils sont chargés à bord du porte avions USS « Hornet » (CV-8). Une fois en mer, Doolittle annonce que l’objectif principal est Tokyo, avec comme cibles secondaires, Yokohama, Nagoya, Kobe et Osaka. Quelques jours plus tard, la rencontre inopportune d’un bateau japonais, provoque le décollage immédiat des seize bombardiers. Conduits par Doolittle, les seize B-25 quittent le pont du « Hornet » et prennent le cap du Japon. Débouchant de la mer, Lawson et son équipage bombarde leur objectif d’une hauteur de 500 mètres et foncent vers le territoire chinois. Une tempête les force à faire un atterrissage d’urgence sur la côte où ils sont secourus par des Chinois. Une course poursuite s’engage entre les patriotes chinois qui convoient les aviateurs américains, dont certains sont gravement blessés, et les Japonais qui les recherchent. Pendant cette longue traque, une jambe de Lawson doit être amputée. Arrivés en zone sure, les Américains sont évacués à bord d’un C-47 pour retourner au pays. Réunis avec leurs familles, Lawson et ses hommes sont décorés pour acte de bravoure exceptionnelle.


Ce film atteint un réalisme rarement égalé dans les autres productions cinématographiques de l’époque.Il transportait les spectateurs à bord du B-25 de Lawson, « The rupture duck » (le canard boiteux), alors qu’il s’arrache, moteurs rugissant, du pont du « Hornet », pour aller bombarder le Japon, en réplique à l’attaque de Pearl Harbour. Sam Zimbalist et le scénariste Dalton Trumbo consacrèrent quatre mois à transcrire le livre de Lawson. Il fallut aussi obtenir l’autorisation de tous les participants du raid pour pouvoir utiliser leurs vrai noms dans le film. Des arrangements furent pris pour filmer les premières séquences du film à la base auxiliaire n° 9 d’Eglin Field (Hulburt Field), près de Pensacola (Floride), la base même où les hommes de Doolittle se préparèrent. En août 1943, Lawson, affecté à l’ambassade américaine de Santiago du Chili, dut quitter le tournage, et recommanda son copilote lors du raid, Dean Davenport, pour le remplacer comme conseiller technique.

Début 1944, le réalisateur Mervyn Leroy, et une équipe de quatre vingt treize acteurs et techniciens, quittèrent Los Angeles pour Hulburt Field. Puis, les avions et les équipages promis aux studios, arrivèrent. Environ douze B-25C et D vinrent des 336° et 952° escadrilles de transformation sur bimoteurs de Mather Field (Sacramento). Extérieurement, ces appareils ressemblaient beaucoup aux B-25B utilisés par Doolittle, et faisaient parfaitement l’affaire. Parmi les scènes les plus importantes tournées à Hulburt, furent celles de l’entraînement aux décollages courts. Le lieutenant Winston Green, instructeur à Mather Field, réalisa plusieurs décollages de ce type, ainsi que Davenport. Les avions utilisés étaient beaucoup plus lourds que ceux du raid. Ces derniers devaient décoller en moins de 160 mètres à environ 90 km/h. alors qu’un B-25 décolle normalement sur 460 mètres, à 145 km/h. La distance de décollage fut donc allongée à 215 mètres. Les avions s’alignaient freins serrés, en bout de piste ; le pilote mettait plein gaz (44 pouces de pression d’admission), plein volets, le trim réglé à cabrer au maximum, le manche maintenu au tableau de bord, puis, à fond en arrière, dès le lâcher des freins, parfois au point de faire toucher le patin de queue. Le train était rentré dès que les roues quittaient le sol. L’avion décollant dans une position proche du décrochage, à la moindre panne de moteur, c’était le crash assuré ! Comme la Navy, pour des raisons évidentes, ne pouvait fournir aux studios un vrai porte avions, tous les séquences sur le « Hornet » furent tournées dans le studio 19, le plus grand disponible, où fut construit une réplique de quarante mètres de long du pont du porte avions. Trois avions de Mather Field participèrent aux tournages en intérieur. Comme les acteurs montaient à bord et se préparaient au décollage, on faisait tourner les moteurs pour donner l’illusion du réel. Les décollages à partir du porte avion, furent un savant mélange de bandes d’actualités et de scènes tournées avec des maquettes de B-25 de deux mètres de long, radio commandées, et une maquette détaillée du « Hornet », le tout mis sur une piscine de 90 mètres. Le « porte-avions » était immobile, seul l’eau était agitée pour recréer les vagues. Les avions étaient lancés les uns après les autres, tirés par une longue corde à piano. Puis le tout était projeté sur un écran, devant lequel se tenaient les acteurs.

Une seconde équipe était au travail dans la baie de San Francisco pour recréer l’approche à basse altitude sur le territoire japonais. On utilisa des B-25 de Mather Fied, mais aussi un Consolidated B-24 transformé en avion caméra, prêté par l’école des bombardiers de la base de Kirtland, prés d’Albuquerque (Nouveau Mexique). L’estuaire d’Oakland remplaça celui de la rivière Yoshita. Les avions volaient entre trois et six mètres au dessus de la mer. L’incendie d’une citerne à essence, survenu à East Oakland, fut filmé et utilisé comme image de fond pour le bombardement de Tokyo. Le tournage se termina en juin 1944, et le film sortit en novembre, à New York, au Capitol Theatre. L’accueil de la critique fut élogieux, et le film reçut un Oscar pour ses effets spéciaux.

Le film respecte assez bien la vérité historique et n’oublie pas la contribution de la résistance chinoise, sans laquelle, les pilotes américains n’auraient pu revenir au pays. De nombreux acteurs chinois, dont la plupart étaient inconnus, participèrent au tournage. On ne mentionna pas, naturellement, que parmi ceux qui aidèrent les rescapés du raid, il y avait des communistes, opposés au régime de Chang Kai Chek. …Les Chinois payèrent très cher leur aide aux pilotes américains. Les Japonais avaient entrepris une vaste opération de recherche dans les provinces de Zhejiang et Jiangxi, où ils étaient tombés. Toutes les villes et les villages suspectés de les héberger furent brûlés, et de nombreux civils exécutés. Quand les troupes japonaises se retirèrent, on estima à 250.000 morts les pertes chinoises ! Le film ne parle pas non plus des deux équipages qui furent faits prisonniers à Shanghai, et traduits en justice comme criminels de guerre. Ils furent tous condamnés à mort, après une parodie de procès, mais trois seulement furent exécutés, les autres allant moisir dans des camps où l’un deux mourra. Neuf mois avant la sortie de « Trente secondes sur Tokyo», la 20th Century Fox avait sorti « The purple heart » qui traitait justement du sort de ces huit pilotes. En décembre 1944, la Warner fournissait sa contribution à la reconstitution de ce raid fameux, avec « Destination Tokyo», où un sous-marin américain pénètre en baie de Tokyo pour recueillir des renseignements en vue du raid. On avait donc ainsi, l'avant, le pendant et l'après, parus dans l’ordre inverse….


Les avions du film :

Les extérieurs furent tournés à Eglin Field, mais aussi à Mines Field, où se situait l’usine de North American qui repeignit les avions aux couleurs de l’époque. Parmi les B-25D utilisés on note les serials suivants : 41-29754, 41-30694, 41-30127, 41-30137, 41-29911. Les deux premiers figurèrent le « Ruptured duck » de Lawson.

Ces avions étaient tous des North American B-25D Michell équipés d’une tourelle de mitrailleuses inférieure escamotable, alors que ceux du raid en avaient été débarrassés. Les vrais avions du raid avaient été allégés au maximum. Le viseur Norden avait été remplacé par un viseur rudimentaire bricolé, appelé « Mark Twain », sans doute pour éviter à cet équipement top secret de tomber dans des mains ennemies, mais surtout, parce qu’il était parfaitement inopérant, vu la faible altitude de bombardement. Trois gros réservoirs supplémentaires furent installés dans le fuselage, le poste de radio fut enlevé. Les seuls choses que l’on ajouta, furent deux fausses mitrailleuses installées dans la queue de l’appareil, pour intimider les assaillants, au cas où…...

Un autre avion fut utilisé par le tournage, un Douglas C-47 (s/n 42-93577, c/n 13504) qui évacue les blessés américains, en Chine. Les autres avions sont vus de loin, pour figurer des avions japonais : six Vultee BT-13 et Douglas SBD Dauntless, plus un North American P-51A/A-36. Sur la base navale d’Alameda, on aperçoit en arrière plan, un Consolidated PBY-5A et quelques Grumman TBM Avenger.



Christian Santoir

* Film en vente sur amazon.fr





30SECONDSOVERTOKYO.jpg

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Creation date : 29/08/2006 : 22:24
Last update : 26/12/2013 : 17:39
Category : - Films
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Reactions to this article

Reaction #1 

by pontcarral 13/06/2008 : 10:49

Remarquable article !

Je possède toujours  l'ouvrage de Lawson , édité en France peu après la Libération , acheté à l'époque par l'un de mes frères aînés .Je crois me rappeler que ce dernier avait vu le film tant mes souvenirs d'enfant restent marqués par ces "trente secondes sur Tokyo" dont ...je ne saisissais pas le sens en mon plus que très jeune âge.

 

Un détail : vous indiquez au bas de votre analyse  que ce film est disponible "chez" Amazone.Je viens de sauter sur l'occasion puisque je recherche effectivement ce film .Bigre ! pas de "trente secondes sur Tokyo"  sur ce site !!!

Auriez vous une autre information à ce sujet ?

Merci et bravo encore une fois.

 

Pontcarral....

"Colonel d'Empire et même Baron " comme dit Pierre Blanchar dans le film du même nom   ...Mais je suis bien Colonle retiré (surtout pas "en retraite" ce qui ferait quelque peu désordre pour un officier !!!!).