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VAINQUEUR DU CIEL
VO. Reach for the sky

 

Année : 1956
Pays : Grande Bretagne
Genre : biographie, guerre
Durée totale : 2 h 15
Noir et blanc

Réalisateur : Lewis GILBERT
Scénaristes : Paul BRICKHILL, Lewis GILBERT
Histoire originale : Paul BRICKHILL « The story of Douglas Bader »

Acteurs principaux : Kenneth MORE (Douglas Bader), Muriel PAVLOW (Thelma Bader), Lyndon BROOK (Johnny Sanderson), Lee PATTERSON (Stan Turner), Alexander KNOX (Mr Joyce), Dorothy ALISON (Nurse Brace), Michael WARRE (Harry Day), Sydney TAFLER (Robert Desoutter)

Photos : Jack ASHER
Musique : John ADISON
Conseiller technique ; Group Capt. H.M.A. DAY
Producteur : Daniel M. ANGEL
Distribution : Rank film org.

Avions :
-Avro 504K s/n "E3404", G-ADEV
-Hawker Hurricane Mk.I/IIc s/n LF363, P2617, L1592, PZ865
-Supermarine Spitfire Mk.XVIe, s/n RW352, RW345, SL574, SL745, TB293, TB863, TB885, TE288, TE341, TE358, TE456,
-Supermarine Spitfire Mk.II (extr. de film)
-Bristol Bulldog Mk. Iia s/n "K2496", G-ABBB, au sol
-Spartan Arrow G-ABWP au sol
-Bristol Fighter Mk.II s/n D-8096
-Messerschmitt Bf-110C , s/n AX772 (images d'archives)
-Heinkel He.111H , s/n AW177 (images d'archives)

Notre avis :

Plus familier des films de marine que d’aviation, Lewis GILBERT, tourna néanmoins, en plus de celui-ci , deux autres films où les avions ont un rôle important : «The sea shall not have them» (1954) sur l'Air Sea Rescue service et «Coulez le Bismarck» (1960). Il nous offre ici une vie romancée de l’as anglais Douglas Bader (1904-1982) d’après le livre de Paul BRICKHILL. Cet auteur avait écrit auparavant « The dam busters » qui avait été également porté à l’écran l’année précédente. Bader qui fut amputé des deux jambes lors d’un accident ne fut pas le seul pilote infirme; il y en eut d’autres, chez les alliés comme chez leurs adversaires, mais Bader fut sans doute le premier pilote sans jambe à commencer la guerre dans cet état et devenir wing commander. Notons que l’absence de jambes est un avantage pour un pilote, car elle retarde l’apparition du voile noir, dans les ressources et permet des évolutions plus serrées…Bader remporta vingt deux victoires confirmées, mais sa renommée dépassa l’ampleur de ses exploits grâce à ce film, et aux livres sur sa vie qui le rendirent célèbre dans le monde entier.

Ayant un oncle squadron leader dans la RAF, c’est tout naturellement que le jeune Douglas Robert Stewart Bader intègre l’école des cadets de la RAF de Cranwell. Il s’y révèle un sportif de premier plan ainsi qu’un pilote très doué. Au début de 1931, il décroche une place dans la patrouille acrobatique du squadron n°23. Mais le 14 décembre, sur le terrain d'aviation de Woodley, près de Reading, le toujours exubérant Douglas Bader, lors d’une démonstration à basse altitude, touche le sol de son aile gauche (rappelons que l’avion qu’il pilotait, un Bristol Bulldog, était interdit de voltige en dessous de 2000 pieds). Bader s’en sort de justesse, mais y laisse ses deux jambes. Il dut apprendre à marcher avec des prothèses. Revenu à la vie civile, il fut embauché par Shell. En septembre 1939, il saisit l'occasion de retourner dans les airs et de rejoindre l'action. En raison du besoin croissant de pilotes expérimentés et avec l'appui des officiers, sous lesquels Bader avait servi au début des années 30, les difficultés finissent par s’aplanir et bientôt il est de retour dans un cockpit. En février 1940, il est affecté au squadron n°19, puis en avril 1940, il est promu commandant d'une section du squadron n°222. Ses compétences en tant que pilote et ses qualités exceptionnelles de leader sont bientôt reconnues et quand, en juin 1940, le squadron n°222 canadien revient de France, totalement démoralisé par la défaite, Bader est le candidat idéal pour en prendre le commandement. En peu de temps, Bader transforme l'escadrille et son moral revient au plus haut. Cependant, la chance de Bader prend fin le 9 août 1941 quand il entre en collision avec un Messerschmitt, au dessus du Touquet. Il saute en parachute et les Allemands sont très étonnés de voir atterrir unijambiste. Ils autorisent les Anglais à parachuter une nouvelle jambe artificielle, une de ses prothèses étant restée accrochée dans le cockpit, témoignant ainsi de la renommée et du respect que Bader leur inspirait. Après plusieurs tentatives d'évasion du camp de prisonniers en Allemagne, il est conduit dans un camp de haute sécurité, à Colditz, d'où il sera libéré en avril 1945. Le 15 septembre suivant, il a l’honneur de conduire le défilé aérien de la Victoire, au dessus de Londres. Un temps directeur de la Fighter Leader Flying School, il retourne à la vie civile, et devient directeur de la Shell Aircraft Limited et continue à voler. Il consacre sa vie à améliorer la situation des invalides, partout dans le monde. En 1976, il est anobli pour son œuvre exceptionnelle envers la communauté des personnes handicapées.

Ce film d’aviation est d’une grande qualité comme tous les films anglais sur le sujet. En un peu plus de seize minutes de scènes aériennes, on peut voir de nombreux appareils dont les vedettes sont, bien sûr, les Hurricane et les Spitfire, entourés de figurants non moins intéressants. Le tournage eut lieu sur l'ancienne base RAF de Kenley.


Les avions du film :

Bader fit, comme beaucoup d’autres, ses débuts de pilote sur Avro 504. L’Avro 504K que l’on voit au début du film (serial E3404) était à l’origine un 504N (c/n R3/LE/61400, serial H5199) à moteur Armstrong Siddeley Lynx. Construit en 1918, il fut remotorisé par la RAF. Il fut vendu sur le marché civil et immatriculé G-ADEV. En 1935, il appartenait à Air Publicity Ltd.. En 1940, il retrouva la RAF (serial BK192) et participa à des essais de remorquage de planeurs et de calibrage radar jusqu'en 1942. Après la guerre, il retourna sur le marché civil. En 1955, il fut restauré par les apprentis des ateliers d'A.V. Roe and Co de Woodford, pour prendre part au film, avec le serial fictif "E3404". Il fut donné à la Shuttleworth Collection d'Old Warden en 1981 et immatriculé G-ACNB. Il retrouva son ancien matricule en 1984 et même son ancien vrai serial H5199. Dans le cadre d'un programme de maintenance continue, il fut entièrement restauré en état de vol, en 2010 et depuis 2011, il est décoré comme un avion du squadron n°77 , basé à East Lothian en 1918, avec le nouveau serial "E3273".

On a la surprise d'apercevoir, en arrière plan, quand Bader fait un vol de contrôle après son amputation, un second Avro 504, dont on ne peut distinguer le serial. Il n'y avait pas beaucoup d'Avro 504 en Angleterre en 1955. Le seul qui aurait été disponible était celui du Science Museum de South Kensington. Il s'agissait de l'Avro 504K, un avion construit en 1917, et affecté  à la TDS n°3 (Training Depot Station) avec le serial D7560. Il fut remis au Science Museum en janvier 1920. Il fut restauré par Avro, comme le précédent en 1954. Il est toujours exposé au Science Museum, après avoir été exposé un temps au Museum of Army Flying, de Stockbridge. Mais il ne s'agit là que d'une hypothèse et il pourrait s'agir d'une maquette grandeur réelle, car on ne comprend pas pourquoi, cet avion rare n'est pas vu de près, comme les autres figurants.

Quatre Hawker Hurricane auraient participé au tournage du film, mais on n'en voit jamais plus de trois en même temps, à l'écran. Il y en a deux dont la présence est indiscutable :

-L'Hurricane Mk.IIc LF363, (s/n T4125, codes SD-X/N/R/K, dans le film) : construit à Langley (Bucks) en janvier 1944, cet avion fut en service dans les squadrons n° 63, 309 (polonais) et 26. Après la guerre, il servit sur différents bases et joignit le squadron n° 41 à Biggin Hill. Depuis 1945, cet Hurricane survolait Londres chaque septembre, pour l’anniversaire de la bataille d’Angleterre.  En 1954, il fut affecté au Waterbeach Station Flight de la RAF. Il a tourné dans plusieurs films : «Angels one five» (1952), «The one that got away» (1957), «Battle of Britain» (1968). Accidenté et incendié en 1991, il fut restauré en condition de vol.
         
-L'Hurricane Mk.I P2617, (s/n T4107 codes SD-P/W/X dans le film) : construit à Cardiff en août 1944, il fut stocké pour être exposé dans un musée et transféré à Kenley, en 1955 pour le film. Puis il fut transféré à la RAF Air Historical Branch, de Stanmore. Il n'était plus en état de vol, mais il pouvait rouler. C'est ainsi qu'il apparaitra dans "La bataille d'Angleterre" (1968). En 1972, il rejoignit le RAF Museum d'Hendon (P2617, code AF-F).

Deux autres sont cités par certaines sources comme ayant été filmés au sol, à Kenley, mais leur présence y est douteuse :

-L'Hurricane Mk.I L1592, (s/n V5276, codes SD-Y/W dans le film) : Livré à la RAF avec le serial L1592, il fut accidenté en août 1940, près de Croydon. En 1944, il était stocké à la RAF de Cardiff. Il rejoignit la RAF Air Historical Branch de Stanmore, en 1954, et le Science Museum, de South Kensington, en 1962 (code KW-Z).
     
-L'Hurricane Mk.IIc PZ865 : cet appareil n’a pas combattu et c’est un des derniers Hurricanes construits. Il a reçu une immatriculation civile (G-AMAU) en 1950, au nom de Hawker Aircraft Ltd. qui l'utilisa pour divers essais. En 1952, il participa au tournage d'"Angels one five", puis en 1968, à celui de "La bataille d'Angleterre". En 1972, Hawker l’offrit au Battle of Britain memorial flight au sein duquel il vole toujours (PZ865/Q).

Il faut mentionner aussi une maquette grandeur réelle d'Hurricane avec le serial R7141, codes SD-T/W/X, repérable par son camouflage plus foncé et surtout, de près, par son train d'atterrissage constitué de tubes soudés.

Tous les Hurricanes portent le code "SD" du squadron n°501 qui participa aux batailles de France et d’Angleterre, mais les matricules des appareils sont fictifs. Douglas Bader commanda le squadron n° 222 (code ZD) et le n° 242, où son Hurricane était codé LE-D (serial V7567).

On appréciera les évolutions du Hurricane LF363 qui mettent en valeur le très bon taux de roulis de ce type de chasseur, par contre, on reste sceptique sur un long passage sur le dos, le Rolls Royce Merlin, à carburateur classique, se désamorçant dans cette position; il s'agit donc d'une image mise à l'envers...

Tous les autres Hurricane sont vus en vol, sur des extraits (montés à l'envers...) du film "Angels one five"; ils ont les codes "AV" du squadron américain n° 121 et "US" du squadron n°56.

Les Spitfire du film sont pour la plupart des Mk XVIe, la dernière version du Spitfire à moteur Merlin, apparue en 1944 et qui resta en service jusqu’en 1951. Dix Spitfire Mk.XVI furent utilisés par la production, dont quatre en état de vol :

Le Spitfire LF XVIe RW352 (s/n RA614/QV-S, dans le film) fut affecté à la Maintenance Unit n° 6 en juillet 1945, puis au squadron n° 605, en mai 1948. Accidenté en juin, il fut réparé et attribué au GCF (Group Communication Flight) n° 63, en mai 1949, puis à l'Advanced Gliding Training de Gatwick, en 1951, à l'Overseas Flying Unit n° 1 d'Abingdon, en octobre 1952, à la  Mediterranean Allied Air Force, au squadron n° 187, en août 1953 et enfin au CAACU (Civilian Anti–Aircraft Co–operation Unit) n° 3 d'Exeter, en octobre 1953. Cette unité le prêta pour le tournage. Il fut réformé en août 1956 et envoyé à la ferraille chez Enfield Rolling Mills, en avril 1957.

Le Spitfire LF Mk. XVIe, SL574 (s/n RV214/QV-R, dans le film), construit en septembre 1947, fut affecté à la Central Gunnery School en octobre 1948, puis au CAACU n° 3  d'Exeter, qui le fournira à la production. Il sera exposé en 1961 à l'entrée de la base de Bentley Priory, et apparaitra au sol, dans le film "La bataille d'Angleterre" en 1968. Il sera restauré sur la base d'Halton en 1986-1989 et acquis par l'American Eagle Squadron, de San Diego (CA) où il sera transféré en 1992. Il est depuis exposé au San Diego Air & Space Museum (s/n SL574, code MD-T du Eagle squadron n° 133).

Le Spitfire LF Mk. XVIe TE358 (s/n AR251/QV-X, dans le film). Il fut d'abord affecté à la MU n° 9, en juin 1945, puis à la MU n° 26, en mai 1948, et à la Flying Refresher School  n° 103 de Full Sutton, en mai 1951. Réformé en décembre 1956, il sera ferraillé en avril 1957.

Le Spitfire LF Mk. XVIe TE456 (s/n TE425/PD-9 ?, dans le film). Il fut d'abord affecté à la MU n°47, puis au CAACU n°3 d'Exeter. En 1956, il sera donné au Domain War Memorial Museum, d'Auckland, en Nouvelle-Zélande (serial TE456, n° 43) et exposé.

Les autres Spitfire sont vus au sol, certains, en train de rouler comme :

Le Spitfire LF Mk. XVIe TE288 (s*n AR251/QV-X, dans le film). Construit par Vickers Armstrong, de Castle Bromwich, il fut pris en charge par la RAF en mai 1945 et stocké. Il rejoignit le l'Operational Training Unit n° 16, de Keevil, en mai 1946. En novembre de la même année, il fut affecté au squadron de la Royal Auxiliary Air Force n° 501, de Filton, (code RAB-D), puis en février 1949, à la MU n° 6, de Brize Norton, et en avril 1951, à la Fighter Refresher School n°102, de North Luffenham et enfin, à la MU n°33 de Lyneham, en octobre 1951. Il fut réformé en 1954. En août 1955, il était exposé à l'entrée de la base de Kenley. Après le tournage, en octobre, il sera repris par la MU n° 60 de Rufforth, puis de Church Fenton. C'est en 1963, qu'il sera vendu au Christchurch Brevet Club néozélandais. D'abord exposé à l'extérieur, il sera donné à la Royal New Zealand Air Force, contre une réplique en fibre de verre...Restauré sur la base de Woodbourne en 1984-1985, il est exposé depuis au musée de la RZAF (code OU-V).

Les autres font juste de la figuration, en arrière plan :

Le Spitfire LF Mk.XVIe TB885 (s/n R1247/QV-V, dans le film) fut affecté au squadron n° 322 en février 1945, puis sera stocké sur la base de Kenley en octobre 1945. Après le tournage, il servira à l'entraînement des pompiers de la base. Trois ans plus tard, son épave sera enterrée. En 1982, il sera exhumé pour être reconstruit par la Shoreham Aircraft Preservation Society ! Il exposé au musée d’aviation de Shoreham (Kent), depuis 1991.

Le Spitfire LF. Mk.XVIe TB293 (s/n RV415/QV-U) fut pris en charge en janvier 1945 par la MU n°30, puis par le squadron n°600 en septembre 1951, et la MU n°30 peu après. Réformé en décembre 1954, il rejoindra la base de Kenley en août 1955, pour le tournage. Il fut ferraillé en avril 1956.

Le Spitfire LF.MkXVIe SL745 (s/n TR627/QV-T) construit par Vickers Armstrong, en août 1945, il fut pris en charge en octobre par l'Aeroplane & Armament Experimental Establishment, avant d'être affecté à la MU n°29, en janvier 1946, puis au squadron n°601 en février 1947 et au squadron n°502, en mars 1950. Réformé en décembre 1954, il sera stocké. Il sera ferraillé, en avril 1956,

Le Spitfire LF. Mk.XVIe RW345 (s/n TA614) fut alloué à la MU n° 39, en juin 1945, puis à la  MU n°33, en octobre 1949, à la CAACU n°3, en juin 1951 et enfin à la Central Radio School de Middle Wallop, en octobre 1951. Réformé en décembre 1954, il sera comme les précédents, ferraillé en en avril 1956.

Le Spitfire LF.MkXVIe TE341 (figurant au sol, code ZD-S). Après avoir été, comme les précédents, affectés à une MU inconnue, l'appareil fut stocké et vendu en 1955 aux Pinewood Studios, pour des prises de vues rapprochées du cockpit. Il sera ferraillé peu après.

Le Spitfire LF.Mk.XVIe TB863 (version à cockpit normal). Construit en février 1945, il appartint à divers squadrons : n° 453, 183, 567, 691, et 17 de Duxford. Il fut acheté par la MGM pour le tournage en studio, puis remisé et démantelé. Vendu en 1968 à des particuliers, l'avion fut restauré pour être exposé à  l'Historic Aircraft Museum, de Southend. En 1982, il sera immatriculé "G-CDAN" et remis en état de vol. En 1984, il rejoindra The Fighter Collection, de Stephen Grey, à Duxford. En 1988, il partira en Nouvelle Zélande, acquis par Tim Willis de l'Alpine Fighter Collection, de Wanaka. Il vole toujours avec le matricule VH-XVI (serial TE863, code CC-R).
     
Les Spitfires utilisés par le tournage portent les codes des squadrons où Bader vola : "QV" du  squadron n°19 (janvier-mai 1940), "ZD" du squadron n°222 (mai-juin 1940), ce dernier code porté (discrètement) par le Spitfire s/n TD341.

Mais à Tangmere, le wing commander Bader pilota des Spitfire (Mk. IIa et Mk.Va) immatriculés "D-B", d’après ses initiales. On voit à la fin du film, Bader voler dans son Spitfire MK.XVIe, de conserve avec un Spitfire Mk.IIA du squadron n°501 (code SD), un extrait du film "The first of the few".

L’avion dans lequel Bader se crashe est un Bristol Bulldog Mk.IIa, portant un serial fictif (K2496, fut attribué à un Avro Tutor qui se crasha dans la rivière Humber, en 1935). Construit en 1931 (c/n 7446, serial K2227) et immatriculé G-ABBB, cet avion de démonstration fut offert en 1938, au Science Museum (mentionné dans le générique) qui le stocka de 1939 à 1957. En 1955, il fut prêté aux Pinewood studios pour les prises de vue au sol. Il fut ensuite restauré par Bristol avec un nouveau moteur Jupiter VII FP et vola de nouveau en juin 1961, puis fut remis au Shuttleworth Trust. Accidenté à plusieurs reprises, il ne fut restauré qu’en 1994, et désormais on peut le voir au musée de la RAF à Hendon.

Une maquette grandeur réelle fut également employée (serial K2494) et elle apparait en arrière plan, derrière l'avion précédent.

Un autre dernier survivant, le Spartan Arrow (s/n 78, G-ABWP), mû par un moteur Cirrus Hermes II, est aperçu au sol. Construit en 1932, il fut acheté par R.O. Shuttleworth en décembre 1936, et réapparut au meeting de Hendon, en juillet 1951; en 1953, il fut acquis par W.G. Lilleystone  à Croydon, puis par Spartan en avril 1955, à Denham, avant d’être revendu en août 1964. Il fut ensuite stocké en 1967 à Bagington en attente de  restauration. Il vole de nouveau aujourd'hui.

On aperçoit un Bristol Fighter Mk.II  qui est un autre avion de la Shuttleworth collection; après une restauration assez fidèle, au type Mk II, portant le vrai serial D-8096, il reprit l’air le 14 février 1951, équipé d’un Rolls Royce Falcon III de 275 ch, mais il ne vole pas dans le film.

Un rare Avro 621 Tutor (K3215, G-AHSA) est censé avoir été utilisé pour des scènes aériennes, à Kenley. Il appartenait au wing commander Haywood, de Burnaston. Pendant le tournage, le moteur cassa son vilebrequin, lors d’un roulage, et ne put être réparé. En fait, on ne le voit nulle part dans le film...

Les avions allemands ne sont représentés que par des documents d’actualité et des maquettes; on voit des Messerschmitt 109E/G, des Junkers Ju.87B, des Heinkel He.111H, souvent  avec des immatriculations (Stammkennzeichen) d’usine ou d'école (NE+A*, GK+AE pour des Bf.109E; GU+AC, pour un JU.87B); ils n’ont donc pas été filmés sur le front. Sur des bandes de ciné-mitrailleuses, on aperçoit plusieurs He.111H (dont, un qui se transforme en Martin Maryland, dont un membre d'équipage saute en parachute juste deux secondes, avant l'impact !), et des Fw.190, un type d'avion qui n’apparut au-dessus de la Manche qu’en mai 1941, soit un mois après que Bader ait été descendu. Plus intéressante est une vue d’un Messerschmitt Bf.110C avec cocardes anglaises, camouflage deux tons et drapeau de dérive. Il s'agit d'un avion capturé (5F+CM; serial AX772) qui servit  à divers essais à Farnborough, en 1940 et 1941. Il voit également un Heinkel He.111H solitaire, sans code apparent, qui est également un avion capturé (1H+EN, serial AW177). Les films de ces deux derniers avions furent souvent utilisés dans les films anglais.

 

Christian Santoir



 


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Creation date : 13/11/2006 : 13:19
Last update : 22/10/2010 : 12:10
Category : - Films
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Reactions to this article

Reaction #3 

by polikarpov 10/09/2008 : 01:36

Bonjour,
Je veux juste vous signaler une (petite) faute(ce qui n'enlève rien à l'estime que je porte à vos articles, loin de là, je les admire et les consulte régulièrement) quant à l'orthographe de l'actuel propriétaire du Spit TB863, c'est ce cher Sir Tim Wallis.
Merci à vous,
Bernard

Reaction #1 

by georges 28/01/2007 : 17:32

Grand admirateur de ces hommes hors du commun  (Bader,

Closterman,  Galland, entre autres ) votre article est le reflet

parfait de leur courage . 

                        &nb sp;                        &nb sp; Georges