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UN ENVOYÉ TRÈS SPÉCIAL
Vo: Too hot to handle.




Année : 1938
Pays : États-Unis
Genre : Comédie
Durée : 1 h 47 min.
Noir et blanc

Réalsiateur : Jack CONWAY
Scénario : John Lee MAHIN et Laurence STALLINGS
Histoire originale : Len HAMMOND

Acteurs principaux : Clark GABLE (Chris Hunter), Myrna LOY (Alma Harding), Walter PIDGEON ('Bill' Dennis), Walter CONNOLLY (Arthur 'Gabby' MacArthur), Leo CARRILLO (Joselito), Johnny HINES (Parsons), Virginia WEIDLER (Hulda Harding, niéce d’Alma).

Photographie : Harold ROSSON
Musique : Frank WAXMAN
Producteur : Laurence WEINGARTEN
Scènes aériennes : Paul MANTZ, Frank TOMICK
Distribution : MGM

Avions :
-Seversky SEV-3L, (maquette éch. 1/1)
-Ryan ST  c/n 128, NC16039
-Beech SB-17L Staggerwing c/n 48, CZ-116
-Martin M-130 (images d'archives)

 

Notre avis :

Cinq mois après le succès de «Test pilot», la MGM remet le couvert avec le couple à succès Clark GABLE-Myrna LOY, et aussi avec les mêmes seconds rôles. Mais cette fois-ci, c’est Myrna LOY qui prend les commandes.

Chris Hunter est un grand reporter vedette que la déontologie de sa profession n’embarrasse guère. Quand l’événement se fait attendre, il le provoque, voire il le fabrique ! Parti couvrir le bombardement de Shanghai par les Japonais (14/08/1937), il revient aux USA avec une aviatrice, Alma, dont l’avion a été accidenté, alors qu’elle atterrissait à Shanghai, au cours d’un tour du monde en solitaire. Il réussit à la faire engager par son journal comme assistante. Alma a un frère, Harry, qui a disparu en Amazonie et son but est de gagner suffisamment d’argent pour aller à sa recherche. Elle part finalement, aidée par Bill, un reporter concurrent et un rival de Chris. Ce dernier apprend qu’Harry est aux mains d’une tribu de « sauvages» aux mœurs sanguinaires. Avec l’aide de Chris et de Bill, elle réussit à retrouver son frère et à l’enlever dans son hydravion. Chris a tout filmé et ce sauvetage lui fournit un nouveau scoop sensationnel.

Cette comédie est aussi une satyre des milieux journalistiques et de la compétition effrénée que se livrent les organes de presse entre eux. Bien qu’un des deux principaux personnages du film soit une aviatrice, les séquences aériennes sont plutôt rares et courtes (moins de sept minutes en tout). Elles ont été filmées par Paul MANTZ avec son Stearman C3 (NR4099) spécialement équipé. Il reçut les éloges de la presse pour avoir filmé de près, avec son avion, un navire en feu qui finit par exploser, au large de Long Beach, ce document ayant été incorporé dans une scène du film. Mais on est loin de la super production de «Test pilot».

 

Les avions du film :

Au début du film, Alma Harding atterrit dans un nouveau modèle de la «Faircraft Aviation Company» qui fait le tour du monde pour démontrer sa fiabilité. Il s’agit en fait de la maquette grandeur nature du Seversky fabriquée pour «Test pilot», mais elle ne correspond pas tout à fait au type SEV-S2. Alors que ce dernier est muni d’un train rentrant, l’avion qui apparaît à l’écran est muni d’un train fixe à pantalons,  comme un SEV-3L, un prototype d’avion d’entraînement.

Le Ryan ST (c/n 128, NC16039) utilisé par Chris et Alma pour filmer l’incendie du transport de munitions est le même avion qui servit dans «Test pilot». Cet avion, utilisé par le célèbre pilote de voltige Tex Rankin, dans les années 30, apparut dans au moins neuf films avant d'être accidenté à Santa Rosa, en 1938. Il fut réparé et en 1940, il apparait en monoplace. Ce Ryan vole toujours aujourd'hui et fréquente de nombreux meetings. Il est magnifiquement restauré, son fuselage poli comme un miroir. Il réapparut sur les écrans en 1947 et en 1991.

Alma sauve son frère grâce à son Beech SB-17L Staggerwin , équipé de flotteurs Edo. Cet avion pose problème. Mantz ayant participé au tournage, il est normal de penser (comme le site  http://beech17.net) qu'il s'agit du Beech C17L qu'il possédait alors (NC16441, c/n 100), mais sa décoration (fuselage vert avec filets orange) ne correspond pas du tout à celle de l'avion du film (avion quasiment blanc avec filets noirs ou sombres). Une autre source ("Beech aircraft and their predecessors", A.J. Pelletier, éd. Putnam, p.56) propose, pour ce film, le premier Staggerwing équipé de flotteurs, le SB-17L N15402 (c/n c/ 40). Construit en septembre 1935, il fut d'abord exploité par Thomson Airways de Baltimore (MD), puis vendu en 1938 à des particuliers résidant dans les états de New-York, du Wisconsin et du Missouri. Il fut détruit en mars 1943, en se crashant dans le golfe de Mexico. Sa vie s'est donc déroulée plutôt à l'est des USA, loin d'Hollywood.

On constate que l'on a pris soin de masquer l'immatriculation du Staggerwing, sur la dérive et sur les ailes. Mais ces masques ne correspondent pas à la disposition de l'immatriculation américaine qui, sur les Beech 17, se faisait alors sur deux niveaux (NC, puis, en dessous, le numéro). Cela conduit à penser qu'il s'agit d'un matricule étranger. En observant chaque image, on aperçoit sur la dérive, comme sous l'aile gauche, le chiffre "16" qui n' a pas été recouvert de peinture. Un moment, quand Chris se fait remorquer par l'avion, dans sa pirogue, on voit le chiffre "116" sur la dérive. Le film ayant été tourné en partie, en Guyane hollandaise (où aucun avion ne fut immatriculé avant guerre), il y a de fortes présomptions pour que ce Beech SB-17L soit celui de Ralph Sexton, le fondateur de la compagnie éphémère Isthmian Airways, à Panama (Canal Zone). Les photos de cet hydravion, immatriculé "CZ-116" (c/n 48), qu'il acquit en décembre 1935, correspondent en tout point avec celles du film, y compris la place des marques.

L’avion d’Harry, en Amazonie, ressemble à un Curtiss Falcon, ou du moins à son épave.

Le film a recours à des documents filmés qui montrent le Martin M-130 "China Clipper" qui faisait la ligne San Francisco-Hong Kong. En juillet 1938, peu de temps avant la sortie du film, un Martin de la Panam disparut entre Guam et Manille. On voit également un Douglas DC-2 qui devient un DC-3 à l’atterrissage ! A Shanghai, les avions japonais sont représentés par des biplans, peu reconnaissables, sans doute américains. Par contre, l’un d’eux est un Fokker D.VII tout droit sorti de «Wings» ou de «Hell’s angels» !

 


Christian Santoir

 

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Creation date : 06/01/2007 : 22:35
Last update : 19/10/2010 : 18:54
Category : - Films
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