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MESTA TUT TICHIYE
(Des coins tranquilles)

 



Année : 1967
Pays : URSS
Genre : guerre
Durée : 1 h 25 min.
Noir et blanc

Réalisateur : Georgi CHTCHOUKINE
Scénario : Grigory SVIRSKY

Acteurs principaux :
Michael GLUZSKIJ (Bratnov), Sergei NIKONENKO (Timotei Morozov), Leonid KHARITONOV, Paul SHPRINGFELD (Tsybulka), Nikolai GRITSENKO (Fisyuk), Boris ARETSKY, Victor LISTOPADOV, Tamara ANTONOVA, Boris TSAREV.

Musique : Vladimir RUBIN
Photographie: Boris Zalmanovitch ARETSKY
Compagnie productrice : Mosfilm
 
Avions :
-Ilyushine Il-4T (réplique)
-Lisunov Li-2
-Antonov An-2
-Beriev-6  (images d'archives)

Notre avis :

Vingt cinq ans après la Grande Guerre patriotique, l'URSS produisait régulièrement des films sur le comportement héroïque des aviateurs de la VVS, pour l'édification des masses populaires. Le régime soviétique entretenait dans la population le sentiment que les pays capitalistes allaient passer à l'attaque, un jour ou l'autre, bien que les dirigeants soient convaincus du contraire...De tels films étaient censés entretenir la flamme patriotique. L'ennemi extérieur est une vieille ficèle qui marche toujours, pour détourner l'attention du peuple des turpitudes intérieures. En 1967, le nouveau gouvernement dirigé par Leonid Brejnev, avait renoué avec un communisme pur et dur où le KGB avait retrouvé une place privilégiée...

Ce film de guerre tiré du roman de Gregory Svirsky, est un salut à l'aviation de la Marine opérant dans le grand Nord, dans la région de Mourmansk. En 1983, sortira un autre film sur le même thème, "Torpedonostsy".
L'histoire tourne autour d'un navigateur de la Flotte, Bratnov, qui a été fait prisonnier par les nazis. Après s'être échappé d'un camp, il rejoint son unité pour y être dégradé et ramené au rang de simple soldat chargé du déblaiement des pistes après les bombardements ! Les sous-marins allemands intensifient leurs activités en mer de Barentz, en interceptant les convois alliés. Le commandement a du mal à expliquer les nombreuses  missions de recherche infructueuses. Bratnov a son idée sur la question et propose son explication au commandant de l'escadrille; les sous-marins doivent être ravitaillés par un bateau corsaire. Celui-ci l'écoute, mais éprouve trop de suspicion envers lui, pour tenir compte de son avis. Bratnov finit cependant par être officiellement admis à participer à une mission avec Timothei Morozov qui lui fait confiance. Ce n'est qu'à la fin du vol, lorsque le carburant est presque épuisé, qu'ils trouvent le bateau ravitailleur allemand. Mais leur avion est touché. Bratnov est mortellement blessé; Timothée précipite son avion sur le navire, après que les mitrailleurs aient évacué leurs postes, en parachute.

L'histoire du prisonnier échappé, puis, puni par son commandement peut paraitre étonnante à un occidental; chez nous, il aurait été plutôt décoré... En URSS, les quelques prisonniers de guerre qui, à la fin des combats, avaient réussi à survivre aux sévices qui leur avaient été infligés par les Allemands, rentrèrent au pays pour se voir accuser de collaboration avec les nazis et de traitrise ! Ces ennemis du peuple qui avaient eu la lâcheté de se faire prendre vivants, furent expédies sans plus attendre dans d'autres camps tout aussi horribles, en Sibérie ou sur les bords de la Kolima. En fait, ce comportement des autorités soviétiques rappellent celui des Japonais qui n'avaient même pas envisagé qu'un soldat puisse être fait prisonnier. S'il ne se suicidait pas, il était, à son retour, définitivement déconsidéré et exclu, dans l'Armée, comme dans la société civile, et perdre la face pour un Oriental, est pire que la mort.

Ce film utilise des documentaires d'époque montrant des navires de la Flotte soviétique et des bateaux des convois qui ravitaillaient l'URSS. Ces bateaux principalement américains et anglais (le film montre un seul marin anglais), à l'escorte desquels participaient des corvettes françaises libres, amenèrent en URSS plus de la moitié du carburant et des munitions, et un peu plus de 15% des avions utilisés par la VVS, pendant la guerre. Ils amenaient aussi des camions Studebaker, des Jeeps Willis, des postes de radio, des radars, des matières premières, des métaux (aluminium..), etc... L'importance de l'aide alliée fut toujours niée par la propagande soviétique, bien que Staline ait affirmé, en privé et à plusieurs reprises, que sans cette aide, l'offensive allemande de 1941 aurait eu toutes les chances de réussir...

Ce film de propagande, à maigre budget, se regarde un peu comme une curiosité. Il est peu connu et d'un faible intérêt pour un aérocinéphile.


Les avions du film :

L'avion du film est l'Ilyushine Il-4T torpilleur. N'ayant pas cet avion sous la main, les studios transformèrent un Lisunov Li-2 (DC-3) en Il-4, en recouvrant le cockpit et le nez d'un vitrage englobant, et en installant un cockpit factice sur le dos...On a aussi ajouté une trappe sous le nez. Le DC-3 est plus haut (d'un mètre), plus long (de cinq mètres) et surtout plus large (2,3 mètres contre 1,58) que l'Ilyushin. De loin, l'avion fait un peu illusion. Rappelons que la fabrication sous licence du DC-3 permit d'améliorer notablement les procédés de construction de l'Ilyushin Il-4. On voit plusieurs Lisunov non transformés, en arrière plan.

L'escadrille de torpilleurs utilise comme avion de liaison un Antonov An-2, construit après la guerre. Quatre hydravions Beriev-6 sont aperçus au sol, et un en vol, vraisemblablement au bord de la Mer Noire (dont la Flotte est remerciée pour sa collaboration, dans le générique..). Cet avion n'entra en service qu'en 1950.



Christian Santoir

*Film en vente sur les sites russes


 
Mesta_tut_Tichije.jpg

 

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Date de création : 01/02/2012 : 10:49
Dernière modification : 01/02/2012 : 10:49
Catégorie : Fiches de film - Films
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