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CEUX DE CHEZ NOUS
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Année : 1943
Pays : Grande-Bretagne
Genre : Drame
Durée : 1 h 43 min
Noir et blanc

Réalisateurs : Sidney GILLIAT, Frank LAUNDER
Scénario :Frank LAUNDER, Sidney GILLIAT

Acteurs principaux :
Patricia ROC (Celia), Gordon JACKSON (Fred), Anne CRAWFORD (Jennifer), Moore MARRIOTT (Jim), Basil RADFORD (Charters), Naunton WAYNE (Caldicott), Joy SHELTON (Phyllis), John BOXER (Tom).

Musique : Hubert BATH
Producteur : Edward BLACK
Compagnie productrice : Gainsborough Pictures :
 
Avions :
-Short Stirling Mk.I (au sol)
-Supermarine Spitfire Mk.V (images d'archives)


Notre avis :

Ce film était destiné à remonter le moral des citoyens anglais qui, en 1943, avaient compris qu'Hitler ne les envahirait plus; il les incitait à maintenir leur effort, jusqu'à la victoire. Il s'adressait plus particulièrement aux femmes, aux "millions" d'entre elles qui travaillaient en usine, un rôle moins glorieux que l'engagement dans l'armée, mais tout aussi important pour la machine de guerre.


Le film raconte ainsi l'histoire d'une famille modeste où le père a  rejoint la Home Guard, alors que sa seconde épouse a retrouvé son ancien métier de téléphoniste. Sa fille aînée, Phyllis, s'est engagée dans les WAAF; la cadette, Célia, espère également obtenir un engagement dans la RAF ou la Royal Navy, mais en tant que simple jeune fille, sans qualification, elle est dirigée vers une usine fabriquant des pièces d'avions. Elle y côtoient des jeunes femmes venant de tous les horizons sociaux. Elle tombe amoureuse de Fred, un aviateur écossais, radionavigant dans une escadrille de bombardiers, et finissent par se marier. Mais un soir, Fred ne revient pas de mission. Ce n'est que grâce aux liens tissés avec ses camarades d'usine que la jeune veuve de guerre pourra supporter l'épreuve. Comme elle, la nation fera face aux malheurs de la guerre, tous les citoyens étant unis et se soutenant mutuellement.


Ce petit film donne une image réaliste de l'activité industrielle pendant la guerre en Grande-Bretagne et des femmes qui travaillaient pour le "home front". Il conserve son coté documentaire, comme les premiers films de propagande anglais, mais il n'utilise pas leurs codes habituels et ne comporte aucun couplet patriotique. Il se contente de montrer ce qui se passe à l'arrière, en se focalisant sur les sans noms, les sans grades, sans lesquels la victoire n'aurait pu être acquise. Il parut en France en janvier 1946.

On comparera ce film avec les productions américaines, sur le même thème, comme "Swing shift Maisie", "Liens éternels", sortis la même année, ou encore "Wings for the eagle" (1942). Leur ton est dans l'ensemble beaucoup plus léger, malgré quelques messages patriotiques, les usines ne servant que de cadre à des idylles tumultueuses...

"Ceux de chez nous" fournit quelques détails intéressants. On voit ainsi que l'organisation anglo-saxonne est à peu près la même des deux côtés de l'Atlantique. On remarquera notamment, les vastes réfectoires où les ouvrières ont droit à des concerts musicaux pendant leurs repas, comme chez Lockheed, à Burbank, à la même époque. A part cela, les ouvrières anglaises travaillent sur des fraiseuses de marque "Cincinnati", qui font partie de l'aide apportée par l'oncle Sam. Mais les usines anglaises diffèrent des usines américaines, sur un point; leurs ateliers sont pourvus de plusieurs petits abris bétonnés, construits à proximité des machines-outils, ce qui permettait, si possible, la reprise rapide du travail, après une alerte aérienne, un dispositif dont pouvaient se passer les usines américaines, hors de portée de la Luftwaffe….

On peut regretter que ce film ne montre que très peu d'avions, vus sur des bouts de documentaire, la RAF n'ayant pas participé au tournage et les restrictions du temps de guerre étant très sévères.

 

Les avions du film :

Quand Célia rêve d'être une WAAF, on voit un pilote monter à bord d'une maquette de Spitfire, avec, en arrière plan, de vrais Spitfire Mk.V, appartenant au 302 Squadron (code "WX") dont l'image est projetée sur un écran transparent.

L'usine dans laquelle travaille Celia, qui fabrique des pièces de moteurs, n'a pu être identifiée (censure oblige, le film ayant été tourné pendant la guerre). On nous montre cependant une chaîne d'assemblage de Stirling, un bombardier fabriqué par Shorts à Rochester (Kent) et à Belfast (Irlande du nord), mais aussi par Austin Motors à Longbridge (Birmingham) et par Rootes, à Stoke on Trent (Staffordshire). Plus tard, on voit, un Short Stirling Mk. 1, non identifiable, tiré hors d'un hangar. Puis on le voit décoller, de face.

Vers la fin du film, le mari de Celia monte, la nuit, à bord d'un bombardier censé être un Avro Lancaster dont on nous montre le décollage. Cependant le serial vu à coté de la porte, (W74**), les larges hublots du fuselage, la porte à gauche, en font, plus vraisemblablement, un Short Stirling I construit par l'usine Austin Motors Ltd. de Longbridge (serials de W7426 à 7475).



Christian Santoir

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Date de création : 14/02/2013 : 10:06
Dernière modification : 03/07/2014 : 06:59
Catégorie : - Films
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