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GLORIA





Pays : France
Année : 1931
Durée : 1h 25 min.
Genre : drame
Noir et blanc

Réalisateur : Hans BEHRENDT, Yvan NOE
Scénario : Georg C. KLAREN, Hans SZEKELY

Acteurs principaux :
Brigitte HELM (Véra Latour), André LUGUET (Pierre Latour), André ROANNE (Bob Deschamps), Jean GABIN (Robert Nourry), Mady BERRY (Thérèse), Jean BOULANT (Félix Latour).

Photographie : Frederik FUGLSANG
Musique : Hans J. SALTER
Producteur : Marcel HELLMANN
Compagnies productrices : Matador-Film, Pathé-Natan :

 

Avions :
-Farman 301 c/n 5/7185, F-AJMJ et c/n 6, F-AJMK
-Focke-Wulf A17b, c/n 44, D-1367 (en arrière plan)
-Heinkel He-22 s/n 30-420 (en arrière plan)
-Farman 190  c/n 52/7222, F-ALAP
-Junkers W33 "F-AOUC"
-BFW M.23b  D-1849
(images d'archives)
-Fokker F.III Grühlich
-Caspard C 32  D-1143
-Junkers G24 c/n J0941, D-1088 (en arrière plan)


Notre avis :
Ce film est la version française de celui de Hans Behrendt, du même titre, sorti un mois plus tôt. Au début des années 30, les coproductions franco-allemandes, voire franco-germano-anglaises, comme "IF.1 ne répond plus" (1932), étaient à la mode. La principale justification de la multiplication des versions était que les films étrangers n'étaient pas doublés et que le public voulait voir des films dans sa langue et non en VO. Les acteurs allemands ont donc été remplacés par des acteurs français, mais l'actrice allemande Brigitte Helm garde la vedette aux côtés d'André Luguet. En 1931, ce dernier était un acteur confirmé (premier film en 1911), qui se sentait très à l'aise dans les rôles d'aviateurs, comme ici, étant lui-même un ancien pilote de la Grande Guerre. Jean Gabin n'était pas encore très connu et tient un rôle secondaire, dans ce qui était son huitième film.
 
Le scenario est exactement le même que dans le "Gloria" allemand et nous rappellerons seulement l'histoire. Véra Latour est mariée avec Pierre qui est pilote de ligne dans une compagnie aérienne, volant par tous les temps. Véra est très inquiète pour elle et son fils Jackie, à chacun de ses vols et n'arrive pas à s'habituer à sa situation. Pierre trouve son métier assez monotone et se rappelle le temps, avant son mariage, où il participait à des compétitions internationales et où il était célèbre. Quand il veut se présenter aux prochains championnat de voltige, sa femme lui demande d'y renoncer. Ce sera son ami Bob Deschamps, un as du manche à balai et un don-Juan, qui remportera la compétition. Lors du dîner d'apparat clôturant la manifestation, Bob fait la cour à Eva et parvient même à l'emmener en avion, alors qu'elle est quelque peu enivrée. Pierre apprend cette escapade et en veut à Bob. Furieux, il décide alors, à l'insu de tout le monde, d'entreprendre un raid transatlantique sur un avion de record, le "Gloria", même s'il n'a pas encore fini tous ses tests. Son mécanicien, Robert, s'embarque au dernier moment et lui sera d'une grand aide quand son moteur aura une fuite d'huile, au dessus de l'océan. Pierre parvient cependant aux USA et réussit son pari. Lors de son retour au pays, il est accueilli en héros et Pierre pardonne à Véra, comme à Bob.
 
L'interprétation est d'un bon niveau avec Luguet, en aviateur bourgeois, Brigitte Helm, en bonne mère de famille, partagée entre son admiration secrète pour les pilotes et la peur que lui inspire leur métier, Gabin, en mécano gouailleur qui préfigure déjà l'ancien métallo, le lieutenant Maréchal de "La grande illusion" (1937).

Si l'histoire, comme les lieux, sont identiques dans les deux films, la production française a apporté quelques modifications au niveau du matériel aérien, en ajoutant, notamment, des avions français qui se mélangent aux avions allemands. Ils ont été filmés au sol, sur l'ancien aéroport de Berlin-Tempelhof.


Les avions du film :
 
Le premier avion du film est un avion français un Farman 301 qui entre dans un hangar de l'aéroport de Berlin-Tempelhof, ses moteurs en marche. Les autres avions, vus ensuite, sont allemands : un Junkers G24, un Junkers W33, vu de face, devant un Dornier Merkur. Dans un hangar, on aperçoit un Focke-Wulf A17b (D-1367, c/n 44, baptisé "Leer"), puis, un autre Farman 301 (F-AJMJ, c/n 5/7185) de la Société Générale de Transport Aérien, basée au Bourget, passe devant le terminal de la Deutsche Luft Hansa. Ce genre d'appareil assurait effectivement la liaison Paris-Berlin, en 1931. Le F-AJMJ sera ensuite repris par Air France et sera réformé en août 1934.
 
Quand Latour se rend à l'aéroport pour annoncer qu'il ne concourra pas lors du championnat international d'acrobatie, il passe devant deux Klemm L 20, garés devant ce qui ressemble fort au seul Caspar C-35 de la Luft Hansa. Les officiels sont regroupés devant le Junkers W33 "Gloria", parqué à coté d'un Udet 12a Flamingo, comme celui que l'on voit vers la fin du film (D-1229). Quand Deschamps atterrit, certains sont appuyés sur le Heinkel He-22 (s/n 30-420) de l'attaché militaire américain, en poste à Berlin, qui porte les marques de l'US Army.
 
Deschamps vole sur un BFW (futur Messerschmitt) M.23b, aux ailes rayées de noir et sans immatriculation apparente.
 
La compétition internationale de voltige mélange des images d'actualités filmées lors d'une manifestation aérienne à Berlin-Tempelhof, avec celles des Journées Nationales de l'Aviation qui se tinrent au polygone de Vincennes, du 24 au 25 mai 1931 (Cf. revue Flight du 5 juin 1931).
 
A Vincennes, au sol, on aperçoit le Farman 190 "Alsa" (c/n 52/7222, F-ALAP) appartenant à Ernest Moench. En avril 1931, il était revenu en France, après un voyage au Japon accompagné de Burtin,. L'avion porte un drapeau japonais et une inscription japonaise sur le côté gauche, accompagnés d'insignes d'escadrilles françaises du Levant et d'Indochine. On aperçoit également l'unique Bernard S.73 (son pilote, Paillard mourra le mois suivant, suite à une intervention chirurgicale), un bombardier Liore et Olivier Leo 20, un Potez 25 A2 à moteur Salmson, et plus distinctement, le Nieuport-Delage 641 "Icare II" (c/n 5, F-AJRE) appartenant à Mlle Suzanne Deutsch de la Meurthe (mais qui sera piloté à Vincennes, par Fernand Lasne qui va remporter à son bord la course de vitesse avec handicap "George Dreyfus"), encadré par deux avions tout récents, le trimoteur Wibault 280.T10 (F-ADEK), à sa droite, et un Potez 39 (marqué "391 n° 01" sur le gouvernail…), sur sa gauche. Autre avion nouveau, un Breguet 270 (c/n 01, F-AJRC) de la Société d'Aviation L.Breguet, roule au sol. On distingue également certains avions en vol : le Dewoitine D.530 de Marcel Doret (F-AJTE), le Morane-Saulnier 230 (F-ALIA) de Michel Detroyat, une des deux berlines Bleriot-SPAD 56-6 (F-AJTN)…
 
De nombreux avions militaires en formation font des passages au-dessus de la foule, mais la mauvaise qualité de notre copie du film ne permet pas de bien les identifier. A Vincennes, défilèrent de nombreux avions militaires, tels que des Leo 20 Bn4 (bombardement de nuit), des Breguet 19 B2 (bombardement de jour), ainsi que des Potez 25, des Breguet 19 A2 (avions d'observation) et des Nieuport-Delage NiD-62 (chasse).
 
Sur les images filmées à Berlin, on voit principalement des petits avions de tourisme, surtout des BFW M.23b (dont le D-1849).
Pendant que Véra et Bob Deschamps font la fête, Pierre Latour fait sa tournée postale, de nuit, dans un Fokker F.III Grühlich, mais le cockpit vu à l'écran, ne correspond pas à ce type d'avion; Pierre n'aurait pas pu embarquer le courrier à côté de lui, sur le siège du copilote, qui, dans le Grühlich, était occupé par le moteur !

Comme dans le "Gloria" allemand, Bob emmène Véra dans un Caspard C32 (D-1143) dénommé «Wismar». Quand Pierre revient, il passe devant un trimoteur Rohrbach "Roland" I. Plus tard, on voit le Junkers G24 (c/n J0941, D-1088) "Cupido" de la Luft Hansa.

Pierre revient au pays dans un Farman 301 (c/n 6, F-AJMK) de la Société Générale de Transports Aérien. Cet avion volera avec Air France, avec le nom de “Cyclamen”, avant d'être réformé en 1935.


Christian Santoir

*Film rare

 
 
GLORIA.jpg

 
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Date de création : 14/02/2014 : 10:24
Dernière modification : 24/06/2014 : 01:13
Catégorie : - Films
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