Recherche
Recherche
Fiches de film

Articles cinéphiles

Liens

AVIATION

Cocardes
Cocardes Photos

CINEMA & ARCHIVES

BiFi
IMDB
INA
Web Archives

Webmaster - Infos
Préférences

Se reconnecter :
Votre nom (ou pseudo) :
Votre mot de passe
Captcha reload
Recopier le code :


  Nombre de membres 143 membres
Connectés :
( personne )
Snif !!!
Copyright
Tous droits réservés
© www.aeromovies.fr
2001-2017
rss Cet article est disponible en format standard RSS pour publication sur votre site web :
http://aeromovies.fr/data/fr-articles.xml

FÖRSTA DIVISIONEN
(La première escadrille)




Année : 1941
Pays : Suède
Durée : 1 h 32
Genre : Drame
Noir et blanc

Réalisateur : Hasse EKMAN
Scénario : Hasse EKMAN, Alvar ZACKE

Acteurs principaux : Lars HANSON (Colonel Magnus Stahlberg), Gunnar SJÖBERG (Capitaine Krister Hansson), Stig JÄRREL (Lieutenant Rutger Sperling), Hasse EKMAN (Gunnar Bråde), Emil FJELLSTRÖM (Persson), Ragnar FALCK (sergent Bertl Johansson)

Photo : Hilmer EKDAHL
Prise de vue aérienne : Per FLODD et Olle NORDEMAR
Conseiller technique : capitaine Eric CARLESON
Musique : Lars-Erik LARSSON
Distribution : A.B. Terrafilm

Avions :
-Northrop 8A-1/Saab B-5B
-Hawker Hart B-4 (en arrière plan)


Notre avis :

Ce film est à notre connaissance, le premier film d‘'aviation suédois. Il fut tourné avec le concours de l’armée de l’air suédoise, notamment l’escadre F 6 Kungl. Västgöta (bombardement léger), et le personnel des escadres F 8 Kungl. Svea (Chasse) et F 2 Kungl. Roslagens (Aéronavale).

Quand le film sort, les Allemands sont en Norvège. La Finlande a fini par se ranger du côté de l’Allemagne qui lui fournit des avions capturés en France, pour entreprendre sa deuxième campagne contre la Russie, dont le but est de récupérer les territoires perdus en 1940. La Suède est donc cernée par l’Allemagne nazie et se retrouve isolée. Au début de la Seconde Guerre mondiale, l’aviation suédoise était mal équipée. Ses avions avaient des performances bien inférieures à celles des autres pays environnants. En 1939, La Suède commanda aux États-Unis plus de trois cents appareils, des chasseurs Republic EP-1, Vultee 48, et des chasseurs bombardiers Republic 2PA. Mais avant que cette commande puisse être entièrement livrée, les États-Unis imposèrent des restrictions sur les exportations d’armes, et les avions commandés furent pris en compte par l’USAAC ou alloués aux Anglais. En définitive, seuls soixante chasseurs Republic EP-1 furent livrés en 1940, à la Flygvapnet qui les dénomma J-9. La Suède se tourna alors vers l’Italie et l’Allemagne pour compléter sa commande et reçut des Fiat CR.42, des Reggiane Falco, des Caproni 313 et des He 114. La Suède décida aussi de construire ses propres avions, comme le bombardier en piqué Svenska B.17. C’est dans un tel contexte que FÖRSTA DIVISIONEN fut tourné en mettant en exergue un bombardier en piqué, ce type d’appareil étant très à la mode depuis les campagnes de Pologne et de France, où s’illustrèrent les fameux « Stuka » allemands.

L’histoire du film est centrée sur deux personnages, le jeune pilote Bråde, joué par le réalisateur, et son ami Sperling, un garçon sympathique qui porte monocle. Pendant un exercice de bombardement, Bråde doit évacuer son avion dont l’hélice a été endommagée par une bombe. Il tombe malheureusement en plein sur la cible et se casse la jambe. Son commandant atterrit à proximité et le sort de ce mauvais pas, alors que les bombes explosent autour d’eux… Quelque temps plus tard, Sperling apprend qu’il est en train de devenir aveugle; il est forcé d’abandonner le pilotage. Il subit une opération et paraît aller mieux. Un jour, il rend visite à ses anciens camarades et le commandant de l’escadrille l’autorise à prendre la place de l’observateur de Bråde, parti en permission, pour un vol de nuit. Mais après le décollage, le brouillard devient de plus en plus dense et on rappelle les avions. Bråde ne peut recevoir le message, car sa radio ne fonctionne plus. Quand il revient vers le terrain, la visibilité est nulle et sans radio, il ne peut être guidé. Il demande à Sperling de sauter, mais il refuse. Il essaie malgré tout d’atterrir, mais s’écrase au sol. Les deux hommes sont tués.

Ce film qui montre la vie hasardeuse des pilotes militaires n’est pas exempt de scènes légères. Il était destiné à maintenir le moral du bon peuple suédois et à lui montrer que son armée s’entraînait pour défendre le pays au cas où... La caméra s’attarde sur les longs piqués du Stuka suédois. Mais il y a fort à parier que le gouvernement ne se faisait aucune illusion sur l’issue d’une guerre avec les Allemands, même si l’exemple de la Finlande avait montré que la résistance d’un petit peuple, bien déterminé, pouvait affronter avec un certain succès, un ennemi largement supérieur en nombre et en armement.

Les amoureux du Northrop A-17 seront comblés. Cet avion apparaît avec (A-17A) ou sans (A-17) train rentrant, dans plusieurs films : «Test pilot» (1938), «Nick Carter, master detective» (1939) et «I wanted wings» (1941). Le Northrop A-17A devenu « Nomad » au Canada, est présent dans «Les chevaliers du ciel» (1942) sous la livrée bariolée des remorqueurs de cible, une fonction peu glorieuse. Malgré sa robustesse et sa fiabilité, outre Atlantique, il fut en effet jugé inapte au combat et relégué à l’arrière.

 

Les avions du film :

L’avion vedette du film est le B-5B, la désignation suédoise du Northrop 8A-1, version export du A-17, qu’on a le loisir d’observer sous toutes ses coutures, à l’exception du cockpit. Deux exemplaires furent achetés aux États-Unis en 1938, puis 63 autres furent construits (n° 7003 à 7065) sous licence en Suède, par ASJA, puis par SAAB. Ils se distinguaient du modèle américain par un moteur anglais construit sous licence (Bristol Mercury XXIV de 950 chevaux), un mat d’antenne placé à l’avant et la verrière du pilote en forme de dôme. Il était armé de cinq mitrailleuses de 7,7 mm suédoises. Comme on le voit, il pouvait être équipé de skis, indispensable à ces latitudes.

Le film nous expose en quelque sorte les différentes missions  du B-5B : mitraillage avec ses quatre mitrailleuses d’ailes  et bombardement en piqué. Northrop désapprouvait ce genre d’utilisation, le A-17 étant conçu comme un avion d’attaque au sol, devant bombarder à basse altitude, à l’horizontale ou en léger piqué. Il n’était d’ailleurs pas équipé de freins de piqué. L’accident de Bråde est là pour rappeler que le B-5B pouvait avoir des problèmes avec cette procédure ! On ne voit jamais les B-5B avec leur charge de bombes qui atteignait 550 kg au maximum. Mais on distingue sous les ailes deux lance-bombes doubles, pour bombes légères, et sous le fuselage, quatre lance-bombes et une fourche pour projectile de 250 ou 500 kg. Le B-5B fut retiré du service en 1944 seulement.

L’équipement des pilotes est plutôt de type allemand (avec quelques lunettes anglaises), mais on remarque qu’ils portent tous un gilet de sauvetage américain, une Mae West type B3.

Si on a l’œil, on aperçoit, par une porte de hangar entrebâillée, puis plus tard, garé au bout d’un parking, un biplan, un bombardier B-4, qui n’est autre qu’un Hawker Hart, construit sous licence avec un moteur en étoile, et qui équipa des volontaires suédois, partis lutter contre les Russes, aux côtés des Finlandais, en 1940. Un seul revint au pays….



Christian Santoir


 



 

Mots-clés associés

Date de création : 07/12/2006 : 21:47
Dernière modification : 08/01/2010 : 14:04
Catégorie : - Films
Page lue 4348 fois
Précédent  
  Suivant


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !