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Philippe NOIRET
(1930-2006)



Philippe NOIRET est mort. C’est un grand « chêne » du cinéma français qui s’abat, dans une forêt déjà très peu dense. Il faudra beaucoup d’années avant de retrouver un tel talent. NOIRET était de la veine des grands acteurs d’avant guerre : RAIMU, Sacha GUITRY, Louis JOUVET, Jean GABIN… Il en avait la carrure, la voix, l’aisance et le professionnalisme. Nous laisserons à d’autres plus compétents que nous le soin de faire son éloge artistique et de rappeler sa brillante et très longue carrière où il a touché à tous les genres, y compris le film d’aviation. Pour l’aérocinéphile, Philippe NOIRET restera Louis Bezon (notre photo) dans « La guerre de Murphy » (1971) de Peter YATES, et Victor, dans l’ « Africain » (1982) de Philippe De BROCA.

NOIRET-MURPHY.jpgDans le premier film, il joue le rôle d’un Français gardien d’un entrepôt d’une compagnie pétrolière située dans un coin perdu du Venezuela. Alors que la guerre fait rage partout sur la planète, il vit paisiblement entre ciel et mangrove, jusqu’au jour où la guerre va venir à lui sous la forme d’un naufragé anglais, Murphy (Peter O’TOOLE), seul rescapé d’un bateau torpillé par un sous marin allemand. Derrière ce naufragé, arrive le sous-marin en question à la recherche d’une planque pour attendre la fin de la guerre toute proche. Tout pourrait en rester là, mais c’est sans compter avec le violent désir de vengeance de Murphy qui s’est mis en tête de couler le sous-marin ! La vie tranquille de Louis Bezon va basculer dans le drame. Malgré ses réticences, il doit aider le marin à remettre en service un vieux Grumman Duck qui sommeillait dans un hangar de la compagnie et à le transformer en bombardier. Le sous-marin sera coulé avec tout son équipage à bord mais non sans avoir semé la mort et la désolation dans le petit village où Louis vivait. Ce film n’est pas un des meilleurs d’O’TOOLE et il souffre d’une réalisation médiocre. Que venait faire NOIRET dans cette galère ? Son personnage paisible et pacifiste contraste fortement avec la haine qui anime O’TOOLE, et fait ressortir toute l’absurdité de cette violence. Peut-être a-t-il été séduit par le fait de jouer avec le grand acteur qu’est O’TOOLE, et, peut-être aussi, par un chèque avec beaucoup de zéros... On compara le scénario du film avec celui d’ « African queen » où Humphrey BOGART et Katharine HEPBURN tentent de couler un bateau de guerre allemand.

Onze ans plus tard, NOIRET se retrouve en Afrique, vivant sur un petit bateau très semblable à l’ « African Queen ». Dans « L’Africain », il incarne un biologiste qui a tout laissé, y compris sa femme, pour venir vivre dans un petit village kenyan en compagnie d’une belle noire (Vivian REED), moitié épicière, moitié chanteuse. Cette fois-ci, il pilote un DHC 2 Beaver avec lequel il survole la savane africaine, tel Udet au-dessus du Serengeti. Il pilote comme il vit, très librement : atterrissage en pleine brousse, sur un terrain de rugby ou devant un DC-3 en finale, sur le petit aéroport local. Là également, il se la coule douce quand surgit sa femme (Catherine DENEUVE), jeune cadre dynamique de l’industrie du tourisme. Elle vient créer un village de vacances juste à la place de son potager! Son projet est parrainé par le gouvernement local. Après bien des péripéties chez les Pygmées, quelques heurts avec des trafiquants d’ivoire, elle abandonnera ses plans tout en se rapprochant de son mari et de ses idées sur la défense de l’environnement. Lui aussi, se rapprochera d’elle, en pensant que finalement, les habitants du coin seraient ravis d’avoir quelques revenus pour améliorer leur difficile existence. Un film sans prétention qui pose néanmoins un problème grave, celui de la protection de la nature : développer ET conserver, that is the question !

Dans ces deux films, NOIRET incarne le même personnage apaisant, un «Alexandre le bienheureux» tropical, ce qui nous semble bien correspondre au caractère de NOIRET, un homme d’allure débonnaire, tout en rondeur, bon vivant, amoureux des joies simples. Sa disparition est certes un événement triste, mais les vieux acteurs ne meurent jamais !


 

Christian Santoir


Date de création : 10/01/2007 : 12:21
Dernière modification : 17/10/2010 : 12:56
Catégorie : - Biographies
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