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LES FEMMES DE L'OMBRE


   

Année : 2008
Pays : France
Genre ; espionnage
Durée : 1 h 57 min.
Couleur

Réalisateur : Jean-Paul SALOME
Scénario : Jean-Paul SALOME, Laurent VACHAUD

Acteurs principaux :
Sophie MARCEAU (Louise Desfontaines), Julie DEPARDIEU (Jeanne Faussier), Marie GILLAIN (Suzy Desprez), Déborah FRANÇOIS (Gaëlle Lemenech), Moritz BLEIBTREU (Karl Heindrich), Maya SANSA (Maria Luzzato), Julien BOISSELIER (Pierre Desfontaines)

Musique : Bruno COULAIS     
Photographie : Pascal RIDAO
Producteur : Éric NÉVÉ     
Compagnie productrice : Les Chauves-Souris


Avions :
- Beech E18S, c/n BA-359, F-AZEJ
- Douglas C-47A c/n 13142, F-BLOZ
- De Havilland DH.89A Dragon Rapide, s/n 6541, F-AZCA, en arrière plan
- North American P-51D Mustang c/n 122-40967, F-AZSB, en arrière plan
- North American T-6G , c/n 168-160, F-AZMP, en arrière plan


Notre avis :

Ce film est dédié à "la mémoire des femmes qui ont lutté contre la barbarie nazie". Les principaux personnages sont des femmes de la section française du SOE (Special Operations Executive)  britannique, mais pendant le générique, des photos d'époque montrent des femmes engagées dans les usines, les chantiers navals, la défense passive, l'aviation, voire la résistance.


En mai 1944, Louise Desfontaines, un membre de la résistance française, fuit en Espagne après que son mari ait été tué. Puis, elle rejoint Londres où elle est recrutée par le SOE, une unité spéciale créée par Winston Churchill. Louise reçoit pour première mission, d'exfiltrer un agent britannique qui est prisonnier des Allemands. Il s'agit d'un géologue qui devait rapporter des échantillons de sable des plages du débarquement prévu en juin. Il n'a encore rien révélé, mais le temps presse. Louise doit d'abord crée un commando féminin, spécialement constitué pour cette opération. Elle recrute d'abord Suzy Desprez, une danseuse de cabaret, très séduisante. Puis elle engage Gaëlle Lemenech, une chimiste, experte en explosif, Jeanne Fossier, une prostituée, capable de tuer de sang froid. Parachutées en France, elles sont aidées par Maria Luzzato, une résistante juive italienne, opérateur radio. La mission se passe bien et le géologue peut être évacué après avoir été libéré. Mais, on demande au commando de regagner Paris, pour une autre mission, quasiment suicidaire. Il ne s'agit de rien moins que d'assassiner le colonel SS Heindrich, le chef du contrespionnage allemand qui en sait beaucoup trop sur le débarquement projeté. Le frère de Louise, Pierre qui est le chef de la mission, est capturé avec Gaëlle. Torturés, ils parlent et trahissent leurs camardes. Un attentat est organisé dans le métro contre Heindrich. Suzy, son ancienne fiancée, sert d'appât. Mais Maria est tuée et Louise arrêtée. Gaëlle se suicide grâce au cyanure que lui a donné Louise. Voyant sa sœur torturée, Pierre parle puis se tue avant qu'Heindrich puisse vérifier la véracité de ses aveux. Jeanne et Suzy tendent un piège à Heindrich qui s'apprête a faire son rapport à Rommel. Suzy est tuée par Heindrich qui est abattu peu après, à la gare, par Louise que Jeanne a délivrée. Mais cette dernière est capturée. Ce ne sera qu'après la guerre, à Londres que Louise apprendra que Jeanne est morte dans un camp de concentration.


Ce film s'inspire de faits réels; la section française du SOE comportait 39 femmes, dont 13 ne revinrent pas. Mais "Les femmes de l'ombre" n'est pas exempt d'invraisemblances. La plus évidente est celle du géologue anglais chargé d'analyser les terrains de la zone du débarquement, quelques jours seulement avant l'opération. Ces prélèvements de terre et de sable furent bien effectués, afin de vérifier la compacité des sols des zones de débarquement, mais ils furent effectués nuitamment par des hommes grenouilles, récupérés par des sous-marins ou des vedettes rapides. Rappelons que les plages, en Normandie comme ailleurs, faisaient partie du "mur de l'Atlantique" et qu'elles étaient totalement interdites d'accès aux civils, seulement aux travailleurs de l'organisation Todt qui étaient étroitement surveillés par la Wehrmacht. On note également que les femmes ne sont pas toutes volontaires, ce qui est faire injure aux vraies femmes du SOE. On les parachute en France sans vraie formation, puis, une fois arrivées, elles se déplacent en groupe ! En outre, on n'envoyait pas en mission des couples, ou un frère et une sœur, ce qui aurait favorisé leurs aveux en cas d'arrestation.

Le film qui se déroule pendant la guerre, comporte un minimum d'avions, filmés au sol, un seul étant filmé de nuit à l'atterrissage sur le terrain de Cerny/La Ferté Alais. Ces avions sont ceux de Jean Salis et de l'AJBS ou d'associés de l'amicale.


Les avions du film :

Sur le terrain de La Ferté-Alais, un Beechcraft C-45 Expeditor fait de la figuration avec des étoiles américaines, puis, plus tard, lors d'une séquence nocturne, ces étoiles sont remplacées par des cocardes anglaises, pour le transformer en un avion de la RAF, bien qu'il conserve un grand "V" sur les dérives (il serait, en fait, décoré comme l'avion personnel du général Patton). Il s'agit du Beech E18S "F-AZEJ" (c/n BA-359) de l'AJBS. Construit en 1958, dans l’usine de Wichita, le BA-359 fut acquis par le Kentucky Dept. of Aeronautics, de Frankfort (KY) entre 1963 et 1963 (N23J), puis par Turo Air Incorp. de Miami (FL), en 1971-1972. En 1973, il fut vendu à la société Pyrenair (F-BTCS) qui l'exploita surtout pour le largage de parachutistes. En 1983, il sera acquis par l'AJBS, et reimmatriculé F-AZEJ en 1989, après une révision générale. En 2000, il fut décoré comme un avion de la RAF (faux serial 436904), puis comme un avion de l'USAAC (avec le vrai faux serial 42-2429, attribué à un AT-7).

L'autre avion utilisé pour le tournage, au sol, est le Douglas C-47A portant des bandes de débarquement, alors que celles-ci ne furent peintes qu'au tout dernier moment et non en mai 1944. Il porte sur la dérive, le faux serial "313142" (43-13142), qui était en réalité "42-93251" (c/n 13142) et la lettre "N", avec le code "J7" sur le nez, comme un avion du 303rd Troop Carrier Squadron  (442nd TCG) sur le front de Normandie, en 1944.     

Le C-47A-20-DK  portant le code J7/n et le faux serial "313142" est en fait le C-47 c/n 13142 (s/n 42-93251) sortit de l’usine Douglas de Tulsa (OK), le 27 avril 1944. Il fut transféré en mai 1944 au Troop Command Staging Center, puis à Morrison Airfield en Floride. Il est affecté fin mai 1944 à la 12th Air Force et rejoint l'Italie en juin 1944. En septembre 1945, il retourne aux USA pour être stocké à Bush Field, à Augusta (GA). En novembre 1946, il est transformé en DC-3D par Canadair-Limited de Montréal, et en décembre, il est acquis par le S.G.A.C.C Français, et immatriculé F-BAXG. Il est utilisé par Air France qui en devint propriétaire en janvier 1951. L'avion sera loué à Air Atlas. Il quitte Le Bourget le 8 août 1954 pour rejoindre Tananarive (Madagascar), où il volera sur le réseau malgache. En avril-mai 1964, on installe, lors d'une grande visite, un kit "Maximizer", consistant en un nouveau système de chauffage JANITROL et une amélioration de l’aérodynamique des capots moteurs (plus fermés vers l'avant), et l'installation de carénages recouvrant totalement le train avant (en position rentré). En avril 1964, est revendu par Air France au CNET (Centre National d'Etudes des Télécommunications) avec le matricule  "F-SEBD". Il assure les liaisons entre Villacoublay et Lannion. Le 24 mai 1980, une convention est signée entre le CNET et l’Amicale Jean-Baptiste Salis, pour 5 ans renouvelables, en vue de la conservation de l'appareil en état de vol au sein du musée volant. En juillet 1985, l’Amicale Jean-Baptiste Salis se porte acquéreur du DC-3 qui est immatriculé F-BLOZ. En 1989, il participe au tournage du film "Suivez cet avion" et en 2001, à celui de "Le raid".

Les autres avions sont aperçus en arrière plan, de façon très furtive et de loin, sur le terrain de Cerny/La Ferté-Alais.

On voit ainsi la dérive d'un De Havilland DH.89A Dragon Rapide (F-AZCA, s/n 6541) de l'AJBS. En 1941, cet avion était un DH.89A Dominie (serial X7381). Acheté comme surplus, en mars 1950, par Herts and Essex Aeroclub Ltd. de Broxbourne (G-ALZF), il sera rapidement revendu au East Riding Flying Club Ltd., de Bridlington, puis à Frank Joseph Rand Elliot, de Middlesborough. En aout 1952, le Dragon Rapide est vendu en France  à la société Fransair, de Paris (F-BGON). En octobre de la même année, il est enregistré au nom de la Direction Générale de l'Aviation Civile et attribué au SEFA (Service de l’Exploitation de la Formation Aéronautique) chargé de la formation de pilotes professionnels, à partir du terrain du Muret-Lherm, près de Toulouse. Le 2 juin 1976, le F-BGON fut vendu à un particulier et stocké à Etampes. En 1980, il est remis en état de vol par l'AJBS et immatriculé F-AZCA, en janvier 1981, au nom de Jean Salis; il est basé sur le terrain de La Ferté Alais. En mars 1996, il est enregistré au nom de l'AJBS.

Garé devant un hangar, il y a un North American P-51D Mustang. Il porte le code "G4-C", aperçu très furtivement. Il est décoré comme l'avion "Nooky Booky IV", serial 44-74622, du major L."Kit" Carson, un as du 357th Fighter Group (357th FG), en 1944. C'est le Mustang F-AZSB (c/n 122-40967), basé à Cerny, de la Société Pour le Développement Aéronautique, de Christian Amara. Cet avion construit en 1944, à Inglewood (CA), bien qu'ayant reçu le serial 44-74427, ne fut jamais livré à l'USAAF et aussitôt stocké. Il fut livré en novembre 1950 à la RCAF (n° 9592) où il resta jusqu'en 1959. Il fut alors vendu à Trans Florida Aviation, Sarasota (FL) (N9148R) et transformé en Cavalier Executive, un avion biplace d'affaires et de tourisme. En 1962, il est acquis par Bob Hoover (N2251D), un célèbre pilote d'essais et de voltige. Il sera endommagé deux fois, en janvier 1965 et en août 1970. Il fut revendu à Shulke et Bolton qui le restaurèrent avec des pièces d'un autre Mustang (s/n 44-74435). Entre 1975 et 1994, il connaitra plusieurs propriétaires : John Stokes, de San Marcos (TX), John Baugh de Baugh Aviation, Nashville (TN), Paul Romine d'Aero Charter Inc, Indianapolis (IN), Brian Hoffner de Kenair Air Inc, West Palm Beach (FL). Le 15 mai 1998, il fut vendu à JCB Aviation, de Nîmes-Courbessac (F-AZSB). En 2006, il fut revendu à la SPDA. L'avion a conservé sa décoration du "Nooky Booky IV" qui lui avait été donnée par Brian Hoffner, en 1994. En 2009, il participa au tournage du film « Red Tails » de Georges Lucas.

Dernier avion, très discret, entraperçu derrière des femmes du SOE, un North American T-6 portant des cocardes américaines, datant d'avant mai 1942, avec une dérive jaune et un gouvernail à bandes rouges. Il porte le serial "493056" (qui aurait du être écrit : 93056). C'est le T-6G "F-AZMP" (c/n 168-160, s/n 49-3056) immatriculé en 2001, au nom d'Edmond Salis. En 2013, il sera reimmatriculé "F-HLEA" au nom d'Aero Vintage Academy, basée sur l’aérodrome de Cerny-La Ferté Alais, avec un nouveau CdN lui permettant d'effectuer du travail aérien et de pratiquer des baptêmes de l’air. Ce T-6 fut d'abord livré à la Force aérienne espagnole (code C.6-188, puis C.6-35) et finira à l'escadrille 421, à Getafe. Après avoir été stocké au musée de l'Air de Cuatros Vientos, entre 1983 et 1994, il fut cédé à Jean Salis, en 1998 (F-WZMP).


Christian Santoir

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Date de création : 04/02/2017 : 09:02
Dernière modification : 04/02/2017 : 09:02
Catégorie : - Films
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