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Ekipazh 2016

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EKIPAZH
Vo. ЭКИПАЖ

(Equipage)

 


Année : 2016
Pays : Russie
Genre : catastrophe
Durée : 2 h 18 min.
Couleur

Réalisateur : Nikolay LEBEDEV
Scénario : Tikhon KORNEV, Nikolay KULIKOV, Nikolay LEBEDEV

Acteurs principaux :
Vladimir MASHKOV (Leonid Zinchenko), Sergey ROMANOVICH (Valera Zinchenko), Danila KOZLOVSKY (Alexey Gushchin), Agne GRUDYTE (Alexandra Kuzmina), Sergey SHAKUROV (Igor Gushchin), Sergey GAZAROV (Shestakov), Sergey KEMPO (Stewart Andrey)

Musique : Artem VASSILIEV
Photographie : Irek KHARTOWICZ
Producteurs : Nikita MIKHALKOV, Leonid VERESHCHAGIN, Anton ZLATOPOLSKIY
Compagnies productrices : Three T Productions, Vserossiyskaya Gosudarstvennaya Televizionnaya i Radioveshchatelnaya Kompaniya (VGTRK).

Avions :
-Airbus A330-300
-Antonov An-12BK, RA-13331, en arrière plan
-Antonov An-12, RA-11529, en arrière plan
-Antonov An-26, RA-29113, en arrière plan
-Boeing 737-700, VQ-BLS
-Boeing 737-800, VQ-BUL, en arrière plan
-Boeing 737-800 VQ-BQS, en arrière plan
-Boeing 737-700 EI-RUM, en arrière plan
-Boeing 747-400, en arrière plan
-Boeing 757-200, VQ-BCF, en arrière plan
-Boeing 777-200 EI-UNX, en arrière plan
-MiG-25U, en arrière plan
-Mil Mi-8
-Tupolev Tu-204SM, RA-64151
-Tupolev Tu-154M, RA-85796
-Tupolev Tu-134A-3, RA-65606, en arrière plan
-Tupolev Tu-16, en arrière plan

 


Notre avis :

Ce film est, en quelque sorte, un remake du film "Ekipazh", réalisé en 1979 par Aleksander Mitta, qui est devenu un classique du cinéma russe. Mitta a soutenu Lebedev dans son projet de réaliser ce film, projet qui datait de 2012. L'"Ekipazh" de 2016 a cependant une histoire et des personnages différents, même si la scène principale du film, un tremblement de terre catastrophique sur un aéroport, a été conservée.

Le jeune pilote militaire talentueux Alexeï Gushchin, a des problèmes avec le règlement. Un jour, on lui confie la mission de transporter deux BMW qui sont les cadeaux de mariage offerts à la fille d'un général. Pris dans une tempête, pour alléger son avion, il ne trouve d'autre solution que de larguer un des deux véhicules ! Il est renvoyé de l'armée. Il retrouve, grâce à son père Igor, un ingénieur aéronautique, un emploi de copilote dans une compagnie privée locale, Pegas Avia. Le commandant de bord est Leonid Zinchenko, un pilote expérimenté, plutôt rigide. Souvent absent, il a des problèmes de famille avec sa femme Irina et surtout avec son fils Valera qui fait n'importe quoi. Un de leurs vols est destiné à évacuer des gens d'un pays africain en guerre. Alexeï ne comprend pas qu'on n'embarque pas des locaux. Zinchenko lui rappelle qu'il doit suivre strictement les consignes. Lors d'un autre vol, Alexeï est confronté au PDG de la compagnie qui ne respecte pas les consignes de sécurité. Une altercation et une bagarre s'ensuivent; il est licencié le lendemain. Mais Zinchenko, qui apprécie les qualités de pilote d'Alexeï, lui propose de participer à un autre vol avec Alexandra, une femme pilote avec laquelle Alexeï a eu une relation amoureuse. Ce vol a pour destination l'Asie du sud est. Zinchenko emmène Valera pour lui changer les idées. Alors qu'ils sont en route, ils reçoivent un message leur indiquant l'éruption imminente d'un volcan situé près de l'aéroport de Kanwoo, dans une île aléoutienne. Zinchenko décide d'aller évacuer des réfugiés. A Kanwoo de nombreuses personnes ont déjà été tuées. C'est alors qu'un tremblement de terre survient détruisant une piste de l'aéroport et le terminal. Un minibus a été bloqué sur une route par une chute de rochers. Alexeï et Valera se portent volontaires pour aller chercher ces passagers avec deux autres minibus. Pendant ce temps, Zinchenko et Alexandra abandonnent leur avion, le laissant à Alexeï, et vont décoller avec un avion cargo rempli de rescapés. Alexeï, Valera et les passagers du minibus reviennent à pied à l'aéroport, une coulée de lave ayant bloqué leurs véhicules. Ils décollent au milieu de flammes avec l'avion de Pegas Avia. Le train droit ne peut renter dans son logement, et, un peu plus tard, le moteur gauche prend feu après avoir avalé des flammèches. Alexeï parvient à établir un contact radio avec Zinchenko. Celui-ci lui indique qu'un des réservoirs de son avion perd du carburant. L'aéroport le plus proche est celui d'Elizovo dans le Kamtchatka, qu'ils doivent rejoindre à tout prix. Le père d'Alexeï, qui fait partie du conseil administration de la compagnie aérienne, lui indique que la seule solution est de transférer, en plein vol, les passagers du cargo dans l'avion d'Alexeï, au moyen d'un câble reliant les deux avions. La jonction est effectuée et deux filets pleins de passagers sont transférés. Mais le troisième voyage se passe mal, et les passagers sont précipités dans le vide ! Zinchenko est le dernier à quitter son avion. Alexandra a également été sauvée. La météo à Elizovo se dégrade et, désobéissant aux ordres de la compagnie, Alexeï décide néanmoins de s'y poser. Il lui faut faire appel à toute son habileté pour se poser sans problème; au contact du sol, le train d'atterrissage se brise et l'aile droite est arrachée, mais tout le monde est sain et sauf. Zinchenko s'est réconcilié avec son fils; Alexeï et Alexandra ont renoué leurs liens affectifs et vont se marier. Au retour, à Moscou, le PDG de la compagnie licencie Zinchenko et Alexandra pour désobéissance. Mais le directeur téléphone à l'Aeroflot qui recherche des pilotes. Ils sont embauchés comme pilotes stagiaires et ces héros vont devoir repartir de zéro…

Le PDG de Pegas Avia ressemble plus à un chef de gang, qu'à un chef d'entreprise. Il ne supporte pas la moindre contradiction, et il licencie, certes sans les tuer, tous les gens qui lui résistent ou lui désobéissent. Le directeur de la compagnie n'est qu'un subalterne.

"Ekipakh" est un bon film d'aviation à regarder, mais il est malheureusement "gâché" par des scènes totalement irréelles, voire absurdes, placées là, juste pour créer du suspense; trop de cinéma c'est toujours trop ! Remarquons qu'il en était de même pour l'"Ekipazh" de 1979…

Un steward veut traverser une coulée de lave avec un minibus rempli de gens ! Il ne peut y arriver, mais le véhicule résiste bien (à environ 1000° C de chaleur; pas d'explosion du réservoir, pas d'incendie de la cabine, les pneus ne fondent pas…) pour laisser le temps aux passagers d'évacuer par le pare brise...

Le décollage du Tupolev, poursuivi par un flot de pétrole en feu, sur une piste raccourcie parsemée de flammèches, sur lesquelles roulent les pneus qui s'enflamment, est tout aussi invraisemblable. D'ailleurs, un Airbus, peu avant, n'a pas réussi à décoller et a fini par exploser.

La scène du transfert des passagers de l'Antonov vers le Tupolev, avec un câble tendu entre la soute ouverte de l'Antonov et une porte de soute du Tupolev, est aussi de la pure fiction. On voit (mal), de nuit, les deux avions se suivre de façon parfaite, sans aucun remous, les deux avions semblant figés dans l'air, alors que la météo n'est pas très bonne et qu'ils volent au milieu des nuages, donc au milieu de turbulences plus ou moins fortes. Le câble sur lequel glisse le filet aurait dû être tantôt tendu, tantôt mou, les avions ne pouvant garder leur altitude au mètre près, même si la météo avait été parfaite. Cette scène rappelle forcément "
747 en péril" (1974) et "Cliffhanger" (1995). Dans ces deux films, on ne transfère pas des dizaines de personnes dans un filet, d'un avion à un autre, mais une seule personne. La scène ne fut pas réalisée, comme ici, en CGI et en studio, mais avec un cascadeur. Dans "747 en péril", on le traîna au bout d'un filin, jusqu'à proximité du cockpit d'un Boeing 747 volant au ralenti, de jour. Dans "Cliffhanger", le cascadeur tenta de rentrer réellement dans l'avion suiveur, un Lockheed Jetstar qui avait ouvert sa porte, mais cette vraie tentative faillit mal tourner, à  cause de remous (l'air est rarement calme), et le cascadeur dut se séparer du câble et  ouvrir son parachute…

Le tournage a commencé le 18 septembre 2014 et a duré jusqu'en février 2015. L'aéroport sur lequel le tournage se déroula en grande partie, est l'aéroport international de Moscou-Vnukovo où avait été tourné le premier "Ekipazh" de 1979. Mais quelques scènes ont également été filmées sur l'aéroport de Moscou-Sheremetyevo (dont on reconnait la gare de l'Aero-Express, où Zinchenko retrouve Alexeï).

Le terminal de l'aéroport fictif de "Kanwoo" a été reconstitué sut l'aéroport de Moscou-Ramenskoye / Zhukovsky, plus exactement, sur l'aire de stationnement de l'Institut de Recherches Aéronautiques Gromov. Les vues de l'intérieur du terminal ont été filmées dans les studios de Glavkino, dans la banlieue de Moscou. Le tournage se déroula également en Crimée, dans une carrière, pour la scène du tremblement de terre, et sur la base aérienne de Belbek (récemment reprise à l'Ukraine par les troupes russes), qui représente un terrain, quelque part en "Afrique".

Avant le tournage, les acteurs Vladimir Mashkov, Danila Kozlovsky et Agne Grudite, ont fait des séances de simulateur de vol à l'aéroport de Moscou-Sheremetyevo et ont  bénéficié des conseils de pilotes de l'Aeroflot.

Les cockpits des avions, dont le glass cockpit du Tupolev Tu-206, on été reconstitués en studio de façon très réalistes, les cockpits étant montés sur des plateformes surélevées pouvant bouger comme des simulateurs de vol, grâce à des vérins hydrauliques. Il en est de même des cabines des avions de passagers et de la soute de l'avion cargo.


Les avions du film :


Deux avions ont été employés par le tournage, un Tupolev Tu-204SM (RA-64151), l'"acteur" principal, et un Tupolev Tu-154M de Kosmos Airlines (RA-85796), qui ne volait plus.

Le Tupolev Tu-204SM  (c/n 145074 64151) fut construit en 2011 par Aviastar-SP. Il fut inscrit au nom d'OAK, un consortium crée en 2006 et réunissant les principaux constructeurs russes, dont Tupolev. L'avion était alors peint en blanc avec le sigle de Tupolev sur la dérive, et "АВИАСТАР СП", "ТУПОЛЕВ" (Aviastar SP, Tupolev) et "OAK" , inscrits à l'avant du fuselage. En août 2014, il fut peint, pour le tournage, aux couleurs de la compagnie fictive Pegas Avia. Depuis le printemps 2015, l'avion est parqué sur l'aéroport de Zhukovsky où il est toujours. Notons que la fiabilité de cet avion, qui a très peu de succès auprès des compagnies aériennes, russes ou autres, est plutôt faible, son certificat de navigabilité étant remis en cause, suite à des accidents…

Il apparaît tout au long du film et il est parfois reproduit en CGI. Il a bien été utilisé pour le tournage de la scène de l'atterrissage délicat à "Elizovo", la production n'ayant pas trouvé un autre avion à sacrifier. Mais le Tupolev n'a pas été endommagé. Ce sont les décorateurs et les spécialistes des effets spéciaux qui ont "arrangé" l'espace autour de l'avion, pour faire croire que son train avait été fauché et qu'il avait perdu l'aile droite.

Le Tupolev Tu-154M (RA-85796, c/n 93A980) est l'avion qui brûle après avoir enfoncé la façade du terminal de l'aéroport fictif de "Kanwoo". Avant d'être détruit pour le tournage, le 15 octobre 2014, il appartenait à Kosmos Airlines devenu "Osmo" dans le film. Avant août 2013, c'était un avion de la compagnie UTair, avec le nom de "Viktor Muravlenko", le chef de l'industrie pétrolière soviétique. UTair l'avait acquis en décembre 2002. L'avion avait été construit en juillet 1994 et son premier utilisateur fut TyumenAviaTrans.

Tous les autres avions, présents sur le tarmac de "Kanwoo"/Vnukovo, apparaissent en arrière plan.

On voit ainsi, un Antonov An-12BK aux couleurs de la compagnie fictive "YouAir" portant le matricule inexistant "KY-201409". Le vrai était "RA-13331" (c/n 6344510) de la compagnie Start qui l'avait pris en charge en juillet 1994. Il avait été retiré du service en janvier  2002 et stocké sur l'aéroport de Zhukovsky où il se détériora progressivement. Construit en décembre 1966, il fut livré à l'armée de l'air soviétique. En mai 1978, il fut transféré au Ministère de l'Industrie Aéronautique, à l'usine de Kiev, avec le matricule "CCCP-48974". A partir de 1981, il fut employé par l'Institut de Recherches aéronautiques Gromov pour des essais de systèmes anti givrage. En 1991, il retrouva l'armée et en décembre, fut attribué à l'Institut de Recherches de Zhukovsky, réimmatriculé "CCCP-13331", puis "RA-13331", en mai 1993, alors qu'il était de nouveau repris par l'armée de l'air. A "Kanwoo", il semble heurté par un petit bi réacteur qui est en fait une maquette grandeur réelle, en métal, construite avec une autre identique, par la production. L'Antonov fut brûlé lors du tournage.

C'est à bord d'un Antonov An-26 de la compagnie fictive SoAir que Zinchenko et Alexandra décollent. Il a l'immatriculation fictive "SO-086420", alors que la vraie était "RA-29113" (c/n 1301). Il appartenait à l'Institut de Recherches de Zhukovsky, depuis juin 1972 (CCCP-29113). Réimmatriculé "RA-29113", il fut réformé en avril 2000 et stocké sur l'aéroport de Moscou-Zhukovsky. Lorsqu'il vole, l'avion a été reconstitué en images de synthèse.

Toujours à "Kanwoo", un Tupolev Tu-134A-3 de la compagnie fictive LodAir est stationné près du terminal, avec le faux matricule "JI-78040" qui était en réalité "RA-65606 (c/n 46300). Il appartenait depuis août 2004, au Bureau d'Etudes de Tupolev. Construit en mars 1976, son premier utilisateur fut la compagnie est allemande Interflug; il fut immatriculé DM-SDH, puis DDR-SDH en juin 1981. En 1990, il fut transféré à l'Aeroflot de Komi (CCCP-65606) pour y être rénové. En janvier 1993, il fut exploité par Komiavia (RA-65606), en 1996, par Yukosavia, en 1999, de nouveau par Komiavia, et en janvier 2000, par Komiinteravia. On ne le voit plus depuis 2006…

Les gens se précipitent dans un Airbus A320 de la compagnie fictive "Air Fair" qui va s'écraser au décollage.

Le Mil Mi-8 aperçu volant au-dessus du Tu-204SM qui vient de se crasher à l'atterrissage sur l'aéroport d'"Elizovo", n'est vu que du dessus et pourrait être une image digitale.

Dés le générique, les premiers avions apparaissent sous la forme d'un MiG-25PU biplace, un appareil d'entrainement, stationné à côté d'un Antonov An-26. Ces appareils sont stationnés sur l'aéroport de Zhukovsky-Ramenskoye. L'An-26, vu derrière un Tupolev Tu-16, a le matricule "11529" (c/n 6344109). C'était un avion de la société MiG, depuis octobre 2008. Construit en juin 1966, il fut enregistré "CCCP-11529" au nom de l'usine aéronautique d'Ulyanovsk. Réimmatriculé en septembre 1993, "RA-11529", il sera transféré en novembre 1993, à la compagnie Aviastar. En août 2002, il fut pris en charge par Aerofreight, et en août 2003, par la compagnie charter VIM Airlines, qui le loua en 2004 à Avia NV et, en décembre 2004, à  la compagnie de fret aérien Airstars. En juin 2007, c'est le bureau d'études de MiG qui l'acheta avec le matricule "11529".

Le MiG-25PU Foxbat (c/n N22044011) appartient à l'Institut de Recherches Aéronautiques Gromov (LII- Lyotno-Issledovatelski Institut). Il a participé au programme d'essais de la navette spatiale Buran, en tant qu'avion suiveur, équipé d'un système de surveillance TV.

Lors du générique, décolle un Boeing 737-700 immatriculé à la Barbade "VQ-BLS" (c/n 30277) de la compagnie russe Yakutia Airlines. Ce Boeing fut exploité par plusieurs compagnies : d'abord la compagnie brésilienne Rio Sul (PR-SAA) en septembre 2001, puis, Boullioun Aviation Services (N277CH) en mars 2003, Air Berlin (D-ABAB) en mai 2003, Yakutia Airlines (VQ-BLS) en juin 2011, Aviation Capital Group (N277AC), en février 2015, et enfin, Southwest Airlines (N7883A) en avril 2016.

On voit plus tard, au sol, à Moscou-Vnukovo, un autre avion de Yakutia, le Boeing 757-200 "VQ-BCF" (c/n 27974). En octobre 1996, il était exploité par ATA Airlines (N518AT) et il fut loué en avril 2009 à Yakutia. Transformé en cargo, en juillet 2015, il fut utilisé par DHL (N274DH) puis, en mars 2016, il fut vendu à la compagnie indienne Blue Dart Airlines (VT-BDB).

Quand Alexandra  et Alexeï quittent en voiture l'aéroport de Moscou-Vnukovo, ils passent devant un Tupolev Tu-104B monté sur des piédestaux, portant le faux matricule " CCCP-Л5412". Il s'agit du Tu-104B "CCCP-42507" qui a remplacé le vrai "CCCP- Л5412" qui a été ferraillé en septembre 2004. Ce Tu-104B de l'Aeroflot a été construit en 1960; il fut réformé en novembre 1979 et stocké à Vnukovo en 1980.

Quand le TU-204 de Zinchenko décolle d'un aéroport "africain" (d'un pays non identifié, mais musulman, avec un drapeau rouge, noir, vert, avec une étoile, proche de celui de la Libye), il s'agit, en réalité, de la base aérienne de Belbek (Sébastopol), en Crimée. On reconnait sa tour de contrôle, sur la gauche, quand l'avion décolle de la piste 24, et devant laquelle est garé un Tupolev Tu-154 de SLO Rossiya.

Sur le tarmac de Moscou-Vnukovo, on voit, en arrière plan, de très nombreux avions :

Un Boeing 737-8LP immatriculé aux Bermudes "VP-BUL" (s/n 41707) de la compagnie russe UTair, mais repeint aux couleurs de la compagnie fictive Pegas Avia. Pris en charge en octobre 2013, il fut retiré du service en décembre 2014. En avril 2016, il passa chez S7 Airlines, la seconde plus grande compagnie aérienne russe, derrière l'Aeroflot.

Un Boeing 737-8GU immatriculé à la Barbade "VQ-BQS" (c/n 36387) d'UTair, devant lequel passent Alexeï, Alexandra et Zinchenko quand ils reviennent d'Elizovo. L'avion a été livré à UTair en août 2011 et il est toujours en activité.

Deux Boeing 737 d'UTair et de Transaero sont parqués devant le terminal. La teinte des couleurs de la dérive de l'avion de Transaero  a été changée en vert et jaune, au lieu de leurs couleurs habituelles rouge et bleue...

Un Boeing 737-7K9 "EI-RUM" (c/n 34321) de Transaero, construit en 2005 et d'abord livré à China Southern Airlines (B-5108). C'est en décembre 2013, qu'il fut acquis par Amentum Capital (EI6RUM), une compagnie de location d'avions sise à Dublin. Loué à Transaero en décembre 2013, il fut rendu en octobre 2015 et parqué à Teversham (UK). En mars 2016, il fut loué à Southwest Airlines (N7879A).

Un 747-400 de Transaero dont la livrée a été entièrement effacée. UTair et l'Aeroflot sont les seules compagnies dont les livrées n'ont pas été maquillées ou effacées dans le film. Lors du tournage, UTair était encore en activité, mais elle était en faillite lors de la sortie du film (avril 2016). Transaero avait de graves difficultés financières et déposa son bilan en octobre 2015.

Un Boeing 777-200 "EI-UNX" (s/n 30213) de Transaero, dont la livrée a été effacée digitalement, comme les avions précédents de cette compagnie. C'est un ancien avion d'United Airlines (N207UA) réceptionné en juillet 1999, puis stocké en août 2003. En novembre 2004, il fut vendu à la Varig (PP-VRE). En janvier 2007, il fut acquis par U.S. Bank Trust Na Trustee d'Hartford (CT) et en juin 2008, par Wells Fargo Bank Northwest Na Trustee de Salt Lake City (UT). En août 2008, il fut loué à Transaero avec le matricule irlandais "EI-UNX". En septembre 2017, c'est TVPX Ars Inc. Trustee de Salt Lake City qui le racheta (N793ST). Il a été radié en février 2018.

 

Christian  Santoir

* Film disponible sur amazon.fr

Equipage_2016.jpg

 
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Date de création : 26/06/2020 : 18:31
Catégorie : - Films
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