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LE TRAIN
 



Année : 1964
Pays : USA/France/Italie
Genre : guerre
Durée : 2 h 20 min.
Noir et banc

Réalisateur : John FRANKENHEIMER
Scénario : Franklin COEN, Frank DAVIS

Acteurs principaux :
Burt LANCASTER (Paul Labiche), Paul SCOFIELD (Von Waldheim), Jeanne MOREAU (Christine), Suzanne FLON (Mlle Villard), Michel SIMON (Papa Boule), Wolfgang PREISS (Herren), Albert REMY (Didont).

Musique : Maurice JARRE
Photographie : Jean TOURNIER, Walter WOTTITZ
Producteur : Jules BRICKEN
Compagnie productrice :Dear Film Produzione, Les Films Ariane, Les Productions Artistes Associés

Avions :
-Supermarine Spitfire Mk.IXb
-Douglas B-26C


Notre avis :

Le film est inspiré du livre "Le front de l'art : défense des collections françaises, 1939-1945" (1961), de Rose Valland, qui était conservatrice du musée du Jeu de Paume, pendant la guerre. Son rôle est interprétée par Suzanne Flon, sous le nom de Mlle Villard. Le scenario est donc inspiré d'un fait réel, le déménagement des œuvres d'art des musées français et des collections privées, organisé par les Allemands, et notamment par Goering, en août 1944, alors que l'occupation allemande connaissait ses dernières jours. En fait, la plupart de ces œuvres ne quittèrent pas le territoire, grâce à la "Résistance Fer" et aux cheminots de la SNCF qui firent tout leur possible pour empêcher ce pillage d'envergure nationale.


En août 1944, le colonel Franz von Waldheim, un amateur d'art éclairé, est chargé de convoyer vers l'Allemagne des nombreux tableaux, appartenant au patrimoine national, stockés au musée du Jeu de Paume. La conservatrice, mademoiselle Villard, demande alors l'aide de la résistance. Vu l'arrivée imminente des Alliés à Paris, il s'agit donc de retarder de quelques jours le train qui doit emporter ce trésor. Mais il s'agit d'une opération délicate, les oeuvres d'art devant être protégées à tout prix. Ayant refusé leur intervention dans un premier temps, les résistants changent d'avis, après qu'un des cheminots du train, Papa Boule, ait été froidement exécuté pour avoir saboté sa machine. L'inspecteur des chemins de fer Paul Labiche décide alors de s'en mêler. Les cheminots essaient de dérouter le train, en renommant les gares, pour faire croire aux Allemands qu'ils progressent vers l'Allemagne, alors qu'ils tournent en rond ! La ruse étant découverte, Labiche doit se cacher alors que d'autres cheminots sont exécutés. Désormais seul, Labiche continue à retarder le train au grand dam de von Waldheim. Il finit par faire dérailler le train, sans blesser les otages que von Waldheim a fait monter sur la locomotive, pour la protéger. Le colonel essaie d'arrêter un convoi allemand qui passe sur la route toute proche, mais le chef de la colonne qui se replie, refuse de charger les tableaux. Après avoir tué les otages, l’escorte rejoint le convoi et s'en va. Von Waldheim reste seul derrière, incapable d'abandonner son trésor en rase campagne. C'est alors que Labiche apparait et tue l'Allemand.


Comparé à la "Bataille du rail" (1946), "Le train" manque un peu de souffle et d'âme, bien qu'il soit servi par des acteurs de grand talent. Néanmoins, il reste un bon film qui se regarde sans ennui. Dans ce film de train, il y a naturellement plus de locomotives que d'avions, même si ceux là sont l'occasion d'une des meilleures scènes d'action qui fut rajoutée, après la fin du tournage.


Les avions du film :

La locomotive qui se dépêche d'entrer dans un tunnel salvateur (celui des Moulineaux, en Seine Maritime), est attaquée par un Supermarine Spitfire Mk.IXb, comme ceux utilisés par l'Armée de l'Air, avec une aile à bouts tronqués et quatre canons Hispano; il est décoré de bandes de débarquement sur les ailes et le fuselage. Les Spitfire de l'Armée de l'Air furent réformés en 1953 et il ne de doit pas s'agir d'un de ses avions. Par contre, au moment du tournage, en 1964, plusieurs Spits, de la compagnie privée belge COGEA, qui s'en servait pour remorquer des cibles pour la force aérienne belge et l'OTAN, avaient été mis en vente. Quatre de ces Spits avaient participé au tournage du "Jour le plus long" (1962). L'avion du film avec ses bandes de débarquement, pourrait être un de ceux-ci. Au moment du tournage (septembre 1963 à mai 1964) un de ces Spitfire belges (OO-ARD, MH415) avait été vendu à Rousseau Aviation, un société de Dinard, après avoir appartenu à Pierre Laureys, un ancien du Groupe de Chasse "Ile de France". Il y a donc de fortes présomptions que cet avion soit celui du film. Un second Spit avait été acquis par un pilote anglais (OO-ARA, MH43), le troisième (OO-ARB MK297) venait d'être acheté par Film Aviation Services du capitaine John Crewdson et le quatrième (MK923) avait été exporté aux USA.

Vers la fin du film, une gare est survolée à basse latitude par quatre Douglas B-26C à nez vitré (d'où est prise une vue de la gare), prêtés par l'Armée de l'Air. Ces avions ne furent retirés du service qu'en 1965. Mais si la SNCF est remerciée dans le générique, aucune mention n'est faite de notre aviation militaire.


Christian Santoir

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Date de création : 01/09/2006 : 18:45
Dernière modification : 26/02/2011 : 10:12
Catégorie : - Films
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